La tentation d’émigrer est présente dans toutes les couches de la société. Jeunes et vieux, hommes et femmes, cadres ou ouvriers, riches ou pauvres, employés ou chômeurs, tous se portent candidats. Le Canada est la destination de choix pour la plupart. Le phénomène prend de l’ampleur. Il a aujourd’hui un caractère massif.

Il n’y a rien de plus difficile pour tout Algérien, par les temps qui courent, que d’être fier, tant ce sentiment est bringuebalé par le flot quotidien de mauvaises nouvelles charriées par les médias de tout acabit : nous sommes moins performants que nos voisins alors que nous disposons de plus d’atouts qu’eux, nous fabriquons des harragas alors que notre sous-sol regorge de combustibles fossiles, les rues de nos quartiers sont de réels sentiers de brousse alors que le goudron est un sous-produit du pétrole, l’eau déserte nos robinets alors que la pluie céleste dévaste des territoires entiers, nos anciens immeubles s’écroulent un à un (sur leurs occupants) alors que les tours de bétons phagocytent toutes les terres agricoles qui ceinturent nos villes…

Abdelkader Belaouni est libre. Jeudi dernier, le ressortissant algérien a reçu d'Ottawa la permission de rester au pays. Reclus depuis trois ans et neuf mois dans l'église Saint-Gabriel, à Montréal, il est sorti pour l'une des premières fois ce matin.

Hafsa Rizki a débarqué à Montréal en 2006 avec son mari et ses deux enfants, sans parent ni ami pour l’aider à s’orienter dans la métropole. Pen­dant les cinq mois qui ont suivi son arrivée, elle s’est enfermée chez elle.

L’attaque terroriste de Tizi Ouzou qui a ciblé jeudi une société chargée de sécuriser un chantier de SNC Lavalin et qui a causé la mort de six personnes, est le plus grave attentat à survenir en Algérie depuis la fin du mois de juillet.

Pour siroter un bon expresso, on peut se rendre dans la Petite Italie. Pour le meilleur « bubble tea », rien ne vaut un détour par le quartier chinois. Il faudra maintenant ajouter à ces destinations phares le Petit Maghreb, pour dénicher le plus authentique thé à la menthe en ville.

Aucune région du pays n’échappe à la déferlante. A Alger, Oran, Tizi Ouzou, Ouargla, Annaba, Tamanrasset… la « culture de l’émeute » s’enracine, prospère à l’ombre de l’hypothétique « Etat de droit ». La violence dans tous ses états, sous toutes ses formes. Violences interquartiers à Bab El Oued, affrontements intercommunautaires à Illizi, Berriane, conflits tribaux à Djelfa, Laghouat, Béjaïa...

Chômage, pauvreté, manque de planification de l’environnement urbain. Ces clichés collent à Saint-Michel, l’un des quartiers les plus défavorisés de Montréal selon Statistique Canada. Toutefois, depuis deux ans, la communauté maghrébine du district de François-Perrault essaye de transformer positivement le visage du secteur.