Pour la majorité d’entre nous, la période des Fêtes sera méconnaissable en raison des restrictions sanitaires en vigueur. C’est dans ce contexte particulier qu’une famille immigrante de Saint-Laurent découvre nos rituels à travers les rues illuminées et les décorations des commerces.

Avant de quitter son Algérie natale où la neige tombe « une fois tous les 20 ans », Yasmina Larbi-Youcef redoutait le climat canadien. La semaine de son départ, les chaînes d’informations indiquaient –40 °C à Montréal. Or, depuis son premier hiver glacial, cette passionnée chérit toutes les saisons québécoises et les moissons qui en résultent.

Les Bouras sont débarqués à Montréal le 23 septembre dernier, les yeux brillants, tournés vers un avenir qu’ils imaginaient doux, à l’antipode du sort que la vie leur réservait plutôt. À peine une semaine plus tard, le père est mort, laissant une mère et trois enfants seuls, en terre inconnue, avec une facture médicale d’environ 250 000 $ sur les bras.

Il ne peut pas y avoir de reprise du Hirak en Algérie pour cause de Covid-19 et le confinement mis en place. Une continuité depuis fin mars 2020 sous forme de Hirak 2.0, ou Hirak Virtuel.

L'opération rapatriement pour les bloqué(e)s du Canada s'est passé dans le flou total. En effet, l'opération a pu voir rapatrier plus de 500 personnes en deux vols, l'un à destination d'Alger, confinement à l'IAP de Boumerdes, le second vers Constantine, confinement à l'hotel Sheraton.