A Montréal, c'est à la nouvelle chancellerie, une superbe et immense bâtisse située sur la rue Saint-Urbain, à l'angle de Sherbrooke, que le dépouillement des bulletins de vote s'est fait par l'administration sous le regard des représentants des trois comités de soutien, l'un du président sortant, l'autre d’Ali Benflis et le dernier de Saïd Sadi, en présence d'une foule de curieux.

Les relations entre le Canada et l'Algérie se portent bien, selon les dires de Youcef Youcefi, premier représentant de notre pays à Ottawa, qui nous a accordé une entrevue dans la somptueuse chancellerie algérienne de la rue Wilbrod.

ALGER (AP) - La vie nocturne a repris un cours normal à Alger et dans les grandes villes algériennes après 10 ans de terrorisme. Les fumeurs algériens peuvent ainsi s'adonner à leur tabagie sans aucune restriction dans les lieux publics et préfèrent souvent les cigarettes importées en contrebande de France.

En une semaine, on est passé d’un extrême à un autre à Montréal. Du beau au mauvais temps, de la neige au soleil. A l’exception de cette campagne climatique imprévue, il est sûr que dans l’isoloir, les Algériens, chacun à sa manière, après avoir fait leur choix, ont, dans l’adversité, apporté un rayon de soleil à leur pays d’origine.

Ottawa à quelques heures de la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation sur tout le territoire canadien a atteint les 22%. À Ottawa, cette moyenne a légèrement été dépassée avec un taux de participation de 26% alors qu'à Montréal le taux était en deçà de la moyenne puisqu'il frôlait les 20%. C'est à Vancouver, où vivent 179 Algériens, que l'affluence était la plus grande avec un taux de participation de 31%.

La campagne électorale a pris fin sans trop faire de bruit au Canada. Hormis quelques événements qui ont marqué son déroulement, la diaspora algérienne n'a affiché que très peu d'intérêt à cette campagne rythmée par le clanisme, le régionalisme, l'opportunisme et la médiocrité. Bref, ce rendez-vous électoral n'a fait que peu de place au débat citoyen.

C'est une véritable gifle que vient de recevoir Abdelaziz Bouteflika de la diaspora algérienne installée au Canada, qui a franchement boudé son assemblée électorale animée par Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, dépêché spécialement d'Alger pour l'occasion et coprésidée par le représentant du HMS au Canada, Rachid Boudjeâarane.

La communauté algérienne (voire nord-africaine, voire arabe) de Montréal a de quoi se réjouir, et avec elle tous les amoureux de musique, de liberté et de vie. Il se cache en ville un trésor qui ne restera plus longtemps secret, l'équivalent nord-africain d'une Lhasa de Sela ou d'une Bïa, qui nous apportent, métissées des influences de leur pays d'adoption, la chaleur et la lumière de leurs origines.

Après diverses créations internationales, la pièce de Carole Fréchette, Le Collier d'Hélène, reçoit finalement son baptême québécois. À la recherche d'un collier de perles égaré quelque part dans les dédales d'une ville dévastée du Moyen-Orient, Hélène fera des rencontres qui changeront à jamais le cours de son existence. À la ligne d'arrivée, sa quête initiatique lui aura fait recouvrer bien davantage qu'un bijou.

Mohamed Cherfi, un ressortissant algérien de 35 ans, menacé d'expulsion, qui s'était réfugié dans la paroisse Saint-Pierre de l'Eglise unie depuis le 18 février, dans la ville de Québec, a été arrêté vendredi à midi pour être déporté en fin d'après-midi vers les Etats-Unis, pays par lequel il a transité avant son arrivée au Canada.

Que veulent-elles de plus ?», me demandait un diplomate algérien actuellement en poste à Paris faisant allusion aux revendications des femmes québécoises et des Canadiennes. «Elles ont tout ce qu'elles veulent, me disait-il. On est dans le pays des femmes ici, poursuivait-il, n'est-ce pas ?»