Abdeslam Alami (Sarah-Maude Lefebvre)Rajaa Benkiran venait tout juste de terminer l’université et se préparait enfin à se reposer, comme elle le racontait à son mari, quelques minutes avant d’être heurtée à mort par une déneigeuse, le 15 février 2008 à l’intersection des rues Jean-Brillant et Gatineau.

 

Son mari, Abdeslam Alami, se remémore difficilement cet douloureux événement, lui qui met un point d’honneur à non seulement assister à l’ensemble de l’enquête publique sur les décès survenus pendant l’opération neige de la Ville de Montréal, mais aussi y participer.

« Je me défends à la place de la décédée. Le conducteur aurait dû être à l’affût. L’intersection où est arrivé l’accident est très fréquentée car elle est située à la sortie du campus de l’Université de Montréal », déplore-t-il.

« Se reposer de la vie »

« Ma femme venait de passer son dernier examen. Elle m’a appelé pour me dire qu’elle pourrait enfin se reposer. Effectivement, elle se repose maintenant des problèmes de la vie, c’est le grand repos », se désole M. Alami.

C’est le fils de ce dernier, âgé de 19 ans, qui a trouvé les policiers devant chez lui, le soir du 15 février, et qui a appris la nouvelle en premier, son père étant temporairement hors du pays.

« Quel choc! Je n’étais même pas là ! J’espère qu’il y aura davantage de sécurité dorénavant et que, surtout, les citoyens comprennent enfin que ces camions et ses souffleuses peuvent être dangereux », espère-t-il.

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