Je ne commencerai pas par des citations d’Adam Smith, de Milton Friedman, de Bolivar, d’Einstein ou de Brejnev. Ce sont des êtres, qui ont du vécu et parfois, un excès surdimensionné d’intelligence extraordinaire.  Je pèse mes mots et je sais de quoi je parle, par connaissance de cause et par appartenance génétique purement algérienne. Je ne suis ni Omar Aktouf ni Réda Hamiani.

Cher père bien aimé, je suis désolé et navré de m’être emporté irrespectueusement sur ta mémoire de martyr, et ce, en public et sur les ondes du 102.3 FM à l’émission Montréal Labess.  Je suis attristé et chagriné surtout, parce que je l’ai fait au lendemain de la commémoration du cinquantenaire par mes compatriotes vivant sur le sol de Samuel de Champlain. Avec mon intervention radiophonique, j’ai coupé court le plaisir et le bonheur de savourer la réjouissance d’un cinquantenaire tant attendu.

À Punta Cana, après une journée reposante où je me suis allongé sur le sable fin, face à une mer caribéenne de couleur turquoise, une veillée abracadabrante à la discothèque en dansant la salsa et le meringué et une consommation non contrôlée et trop exagérée de la Mama-Juana1, je me suis dirigé vers ma chambre pour solliciter un câlin dans les bras de Morphée.

Chaba Kheira, la coqueluche de la chanson Raï, tourne la page des années lumières et décide, de son propre chef, de se purifier et de s’occuper de sa petite famille.  Son mari Baba, depuis son acquisition du prestigieux club de football oranais, le Mouloudia d’Oran, ne trouve pas le temps, même pour gratter la peau de sa chevelure.  Son grand fabuleux cabaret, le complexe Mezghena a été mis en vente, au grand complet, chanteurs, berrahs, danseuses et par-dessus tout cela, étaient inclues les entraîneuses (soupeuses).

On m’appelle madame Algérie et si vous me permettez, j’ouvrirai une parenthèse que je fermerai plus vite. À ne pas me confondre avec l’autre, de délice Paloma, madame Aldgéria. D’ailleurs, elle a utilisé ce nom sans consulter les registres des propriétés des droits d’auteurs. Pour elle, ce nom est du domaine public et celui qui arrive le premier aura le privilège d’être servi. De toute façon, je ne peux que faire semblant de ne rien vu, car elle fait partie de mes amours formant les millions fécondés dans mes entrailles.

Je suis triste et renfermé sur moi même.  Je ne peux parler à personne pour le moment.  Je vis un deuil, un chagrin et une grande peine.  J'ai perdu un grand ami, un frère, un compagnon de longue date.

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