Plus de quinze années passées au Canada, j'ai pu découvrir plusieurs visages de la communauté algérienne. Les déplacements migratoires de notre communauté se fait généralement de l'Est vers l'Ouest canadien. Depuis quelques temps,  on commence à découvrir des algériens et algériennes qui brise cette habitude.

Ali Kichou a quitté le pays avec le sentiment de réussir et de revenir un jour rendre service aux siens. Comme lui à l’étranger beaucoup d’Algériens qui ont eu le mérite de s’imposer dans différents domaines caressent le même rêve. Ils ont réalisé des choses extraordinaires parfois dans des conditions de concurrence difficiles qu’ils ont surmontées avec succès.

De sauts de puce à pas de géant, une aventure toujours recommencée
Un cours qui avait fasciné Bachir Halimi portait sur l'automatisme. Mathématicien de formation, il optera pourtant pour l'informatique, "une discipline que je méconnaissais dans un pays, le Canada, que je méconnaissais encore plus".

Arrivé au Canada en 1997, Hezem Chibani, alors agé de 12 ans, il s'interesse au karaté. Depuis lors, il s’entraîne rigoureusement 4 à 5 séances par jour depuis 1998 sans relâche. son portrait sportif suit:

Yacine est natif d’Alger, vit et travaille à Montréal.  Après des études d’arts à l’école supérieure des beaux arts d’Alger, en 1981, il obtient une bourse en Espagne pour aller se spécialiser dans le domaine de la céramique artistique et contemporaine. Après cette longue formation qui dura six années, il retourne en Algérie, créa son propre atelier de production et de formation de céramique.

«Une culture, ça se partage ». Zineb Sahli se reconnaît bien dans le slogan du festival du monde arabe de Montréal (FMA) au point ou elle a fini par faire partie de l’équipe dirigeante depuis la deuxième édition. Originaire de Laghouat, l’Algérienne est une femme très impliquée dans le mouvement associatif montréalais. Active de nature, au four et au moulin, elle travaille plus de douze heures par jour, ce qui ne l’empêche pas de cumuler plusieurs fonctions qui lui laissent peu de temps libre. Sa participation à la plupart des activités culturelles algériennes et canadiennes fait d’elle une femme très convoitée par son expérience et son sérieux. Malgré cela peu de gens savent ce qu’elle fait et est réellement.

Le 18 août 1994 une Algérienne de 24 ans débarque en Amérique du Nord dans l’Etat de l’Alaska, laissant derrière elle un pays paralysé par les crimes qui font honte d’appartenir à l’être humain. Elle a une grande envie de s’en sortir après avoir tout laissé tomber. De l’Alaska à la Floride en passant par l’Etat de l’Oregon, une aventure unique qui commence au milieu de l’océan Pacifique sur les bateaux de pêche à Dutch Harbor, pas loin de l’océan glacial Arctique.

Taïeb Hafsi, originaire de Saida, Algérie, est un intellectuel, chercheur et brillant auteur. Il est professeur titulaire de la chaire Walter J. Somers de management stratégique international des organisations à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal.