Affaire Ahcène Adlani - AAIF. 2 mois de prison requis contre Ali Fergani

Le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs a requis, jeudi après-midi, une peine de deux mois de prison et une amende de 50 000 dinars à l'encontre d'Ali Fergani, pour diffamation.

La réquisition du parquet concerne aussi le journal Compétition qui avait offert ses colonnes à des déclarations de Fergani, à son retour d'un voyage organisé à Montréal, au profit des anciens joueurs de l'Équipe nationale de Football 1982/1986.

En l'absence de l'accusé, l'avocate d’Ahcène Adlani, Maître Nadia Belkaaloul, a avancé des faits qu'elle considère gravissimes, en présentant, dans le dossier de fond un certain nombre d'éléments qui seraient, selon elle, à l'origine « de la campagne de presse contre Adlani Ahcène ».

Il ressort, dans sa plaidoirie, que la campagne de presse contre la victime n'est pas due à une quelconque question d'organisation du tournoi mais à un différend relatif au remboursement des billets d'avion Alger-Montréal-Alger. L'ancien international de l'Équipe nationale aurait demandé à son partenaire du Canada de rembourser les billets d'avion en devises fortes, alors qu'ils avaient été payés en dinars à Alger. C'est, dit-elle, le frère d’Ahcène Adlani, (Djamel, l'ancien international et membre de l'association d'Ali Fergani NDLR) qui devait remettre l'argent à l'association sur présentation de la facture d’Air Algérie. Maître Nadia Belkaaloul a présenté au tribunal des messages d'Ali Fergani demandant le transfert du montant du remboursement en devises, en partie, à son compte bancaire personnel à Paris et le reste au compte bancaire de l'association à Alger.

L'avocat de la société d’Adlani à Montréal aurait conseillé à son mandant de ne pas s'impliquer dans cette démarche qui est, pour lui, contraire à la législation de son pays. Selon maître Belkaaloul, la demande de M. Ali Fergani est une tentative de transfert illicite de devises. L'avocate a déclaré, à sa sortie du tribunal, que le journaliste de Liberté, Mohamed Haouchine et le directeur de la publication du quotidien, Abrous Outoudert, avaient été condamnés, pour les mêmes raisons, en première instance, respectivement à 50 et 100 000 DA d'amende ainsi qu'à dédommagement solidaire de 300 000 DA au profit de la victime, mais celle-ci n'a pas été satisfaite et a interjeté appel auprès de la cour d'Alger.

Source: Le Courrier d'Algerie - 7 janvier 2012