Qui succédera à Jean Charest?

Sous toute réserve et si monsieur Charest décide de ne pas se représenter lors des prochaines élections et ce sera probablement le cas, la grande question est de savoir : qui le succédera? Plusieurs noms, ayant circulé ici et là mais cela fait partie de la stratégie visant à renouveler le pouvoir et à assurer du coup, une succession optimale. En effet, des noms comme Ménard, Coderre, Leroux, etc. ont été délibérément évoqués pour éventuellement embrouiller les yeux des médias et de certains partis d’opposition. Or, selon mon analyse simpliste, la relève viendra plutôt de l’intérieur du parti libéral. Si Couillard était encore là et que le système de santé se porte plutôt bien, nous pourrions à l’unanimité confirmer sa succession à monsieur Charest. Ou encore, si Claude Béchard était encore là, il aura de grandes chances pour être nommé à la tête de la formation libérale du Québec. Ce n’est donc pas le cas mais alors, qui remplacera Jean Charest?

Deux visages politiques peuvent assurer la relève au parti libéral du Québec. Soit, Nathalie Normandeau ou Raymond Bachand. Si nous analysions la situation de plus près, nous pourrons ne pas rejeter cette hypothèse. Le choix d’un successeur de monsieur Charest  se basera principalement sur les variables suivantes : d’abord, le Parti Québécois se porte mieux et il est prêt à gouverner le Québec sous l’égide de Madame Marois. Après quoi, le Québec aura pour la première fois, une femme première ministre et cela, réjouira toutes les femmes du Québec si nous considérions leur lutte pour l’égalité depuis la révolution tranquille. Ensuite, la  feuille de route  de madame Marois autant sur le plan politique, professionnel qu’associatif est exceptionnelle. Puis, l’expérience et la complémentarité de l’équipe des députés dans tous les champs de gouvernance des affaires publiques et finalement comme variable cruciale, la saga des collusions qui ramollie le PLQ et son chef actuel dans les opinions et les sondages public.

Scénario 1 : Madame Normandeau. Une femme et native des régions tout comme madame Marois. Elle aussi, dispose d’une feuille de route professionnelle pas mal garnie : Ministre des Affaires Municipales et des Régions, Vice-Première Ministre, Ministre actuelle des Ressources Naturelles et de la Faune, Ministre actuelle Responsable du Plan Nord, Ministre Actuelle Responsable de la Région Gaspésie-Îles-De-La-Madeleine, Députée de Bonaventure depuis 1998. Elle se trouve être moins éclaboussée par la saga des collusions et surtout, elle a été volontairement, me semble-t-il,  éloignée des médias, des flashs des caméras et de la primature comme Vice-Première ministre. L’intelligentsia du PLQ pourrait donc éliminer la variable « femme » si madame Normandeau succède à Jean Charest. Parmi les principaux éléments qui risquent de la nuire : le dossier des gaz du Schiste et les contrats accordés sans appel d’offre par Hydro-Québec.

Scénario 2 : Monsieur Raymond Bachand. Ex-souverainiste et peut être l’est encore! Ce qui fait de lui un redoutable adversaire puisqu’il connait la machine péquiste. Depuis son saut au PLQ, il a gravi et assumé pas mal de responsabilités ministérielles dans un espace de temps relativement court : Ministre du Tourisme, Ministre du Développement Économique, de l’innovation et de l’Exportation, Ministre actuel Responsable de Montréal et Ministre actuel des Finances, Député d’Outremont depuis 2005. Des portefeuilles de ministères qui lui ont été confiés pour renforcer son image et consolider la réussite qu’il ait connue  à titre homme politique, d’affaire et d’avocat. De plus, se servir d’un ex-souverainiste comme chef du PLQ pendant les prochaines élections peut être une stratégie payante pour cette formation. Notons bien également que monsieur Bachand n’a pas été éclaboussé par la sage des collusions. Parmi les choses qui risquent de le nuire : l’augmentation de la TVQ à compter de janvier 2011, le déficit supérieur à ce qui a été budgété et l’augmentation des frais de scolarité.

On verra bien!

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