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Lester B. Pearson, Hocine Ait Ahmed, mes deux compatriotes

Le Canada et l’Algérie, deux patries, deux terres qui ont donné à l’humanité.

La première, en Lester Bowles Pearson – Mike - (1897, 1972), a permis en 1956 à l’humanité d’avoir un corps opérationnel fait de soldats pour l’instauration et le maintien de la paix: les casques bleus ou peacekeepers. Lester B. Pearson a été acteur dans et témoin de la création de l’Organisation des Nations Unies qui, tant bien que mal, plus mal que bien, tente de rassurer des peuples.

La seconde, en Hocine Ait Ahmed (1926, 2015) a permis à un pays d’accéder à sa libération et devenir un État. C’est cet homme que le peuple Algérien, sans nous hasarder à dire tout le peuple, va accompagner par la présence, le mot et la pensée à sa demeure, celle qui le conduira vers son Séjour éternel.

Lester Bowles Pearson et Hocine Ait Ahmed ont fait de la paix un sacerdoce.

Si vingt-neuf années séparent la naissance de ces deux illustres figures, seules dix années séparent la dotation du monde de cette Organisation en 1945 à partir de la Charte élaborée à San Francisco (USA) et l’introduction, en 1955 pour la première tentative et 1961 de la question algérienne dans les débats de son Assemblée générale malgré le refus de la France, alors membre permanent de son Conseil de sécurité, repêché par les volontés anglaise et américaine. C’est Hocine Ait Ahmed qui a été l’un des propulseurs de l’Algérie dans ce forum mondial.

La similitude et le grand écart.

L. B. Pearson et H. Ait Ahmed sont nés dans des familles religieuses. Le premier a été le récipiendaire du prix Nobel de la paix (1957), le second a subi les foudres de régimes politiques qui ont fait de la paix, arrachée par une révolution devenue un universalisme, une catapulte pour tout ce que les autres voient en Algérie ou qui vient d’elle.
Les deux figures, chacune dans sa patrie, ont affronté les vents et marées politiciens pour assoir une justice et une protection pour leurs peuples.

Au Canada, les résidents de ce pays, avec leurs multiples différences,  ont la satisfaction que procure ce sentiment d’être traités comme des humains alors qu’en Algérie, sa destruction (du sentiment) est en cours d’achèvement.

Les déséquilibres et la montée des ressentiments

Les déséquilibres dans les développements respectifs des deux pays créent des enjeux d’échanges et de coopération qui seront portés par des hommes et des femmes avant les firmes et les compagnies.

Ces hommes et femmes renvoient à l’aspect migratoire dans les démographies respectives.

Aux antipodes des politiques d’échec françaises portées surtout par les pouvoirs socialistes, les canadiennes sont réputées par leur humanisme et efficacité économique.

Après plus d’un demi-siècle d’indépendance, malgré une présence croissante de natifs d’Algérie ou de parents algériens, la France exerce toujours une tutelle sur notre patrie de naissance en se faisant un paradis fiscal pour des fortunes douteuses afin de prendre toujours ses parts de marchés.

Des événements tragiques issus de terreurs dont les causes ne sont jamais cernées dans leur globalité mais ramenées uniquement à des considérations religieuses secouent des pays et engendrent des drames immédiats.

Sur les moyen et long termes, ce sont ces populations et leurs descendances mélangées par l’amitié, les unions et les mariages qui se construisent dans la rue, les écoles et les administrations qui seront les vecteurs de cette coopération.
Soumises à des bricolages électoralistes, ces populations seront les futurs boucs émissaires pour allumer les feux de la haine et du racisme qui impacteront directement les échanges culturels et économiques qui valent une coupe de milliards de dollars.

Notre patrie, le Canada ne sera pas heureux si ses nouveaux citoyens venus d’ailleurs et d’Algérie en particulier dans le présent cas sont stigmatisés. Au contraire, le Canada construit par L. B. Pearson entre autres est, avec son sens du débat et de la négociation, l’exemple même que devrait suivre l’Algérie pour éteindre les premières flammes visibles du racisme et de la haine.

L’évitement de ces tragédies potentielles est possible si l’esprit commun de nos deux compatriotes que sont Lester B. Pearson et Hocine Ait Ahmed devient un socle.

Cherif Aissat.

30/12/2015

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