Alger-Montreal / Une desserte tant attendue

L’ouverture d’une ligne aérienne Montréal-Alger a déjà fait couler beaucoup d’encre. Il est fort à parier que tant et aussi longtemps qu’une solution n’est pas apportée à cet irritant problème, la communauté algérienne au Canada ne dérougira pas, surtout lorsque les prix des billets d’avion grimpent, pour atteindre une somme avoisinant les 2 000 $ canadiens.

Si par le passé, il suffisait de faire preuve d’une considérable gymnastique, prenant en compte trois paramètres : le prix du billet, l’itinéraire et les dates de départ et de retour, aujourd’hui, les choses se gâtent considérablement.

D’abord en raison de la faillite d’un certain nombre de compagnies aériennes telles que Sabena et Air Transat après le 11 septembre. Ainsi, les possibilités de transiter par l’Europe à des prix plus ou moins convenables s’est amenuisée.

De plus, la Royale Air Maroc a réduit ses vols, ce qui a rendu pratiquement impossible pour nos concitoyens de solliciter les services de cette compagnie, surtout en période estivale.

Aussi, Air Algérie y a mis son grain de sel et a augmenté ses tarifs.

Que reste-t-il comme solution pour nos vacanciers ? Pas grand-chose.

Sinon la possibilité de transiter par l’Europe. Certes, celle-ci aurait pu être envisagée n’était le prix du billet d’avion qui varie entre 1 800 et 2 500 dollars canadiens.

«Trop, c’est trop ! nous dit Amina. Si en plus on doit ajouter tous les cadeaux à la famille et les dépenses sur place, c’est vraiment la ruine.» Qu’attendent les autorités algériennes pour alléger le fardeau de ses milliers de vacanciers ? En fait, Air Algérie et Khalifa Airways semblent franchement intéressées par l’ouverture d’une ligne aérienne Montréal-Alger, là n’est pas le problème… C’est du côté canadien que l’on grince des dents. On évoque la question sécuritaire.

En d’autres termes, les autorités canadiennes ne veulent pas se risquer à accueillir des avions en provenance d’Alger. Il suffit d’un rien pour rappeler le triste épisode de l’attentat contre l’Airbus à Paris en 1994.

Même si la raison officielle évoquée semble toujours la même, on pourrait s’attendre à ce qu’elle évolue, en raison de la levée du moratoire sur le renvoi des Algériens sans statut. Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Denis Coderre, avait évoqué, lors d’un entretien accordé à El Watan, la possibilité de réévaluer la situation.

En effet, on imagine mal comment les indicateurs qui ont permis aux autorités canadiennes de reconsidérer le risque Algérie ne puissent pas les amener à afficher plus de sérénité concernant l’ouverture de la ligne aérienne entre Montréal et Alger.

Source: http://www.elwatan.com/journal/html/2002/05/23/cad_economie.htm

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