Le crime identitaire de Souad Massi

L’exil et la nostalgie font en sorte que tous les artistes algériens qui viennent à Montréal dans n’importe quel cadre font salles combles ou scènes débordées et magnifiques. C’est normal, ils sont les ambassadeurs de la culture algérienne dans sa diversité et sa richesse qui ne laisse personne indifférent. Cependant, il n’y a pas que le mal du pays qui habite d’autres Algériens. Il y a aussi le facteur identitaire qui prend le dessus sur le reste pour la communauté berbère de Montréal. Donc, accueillir, voir, écouter et même communiquer directement avec un artiste algérien et berbère ne ferait que le bonheur de cette frange de la communauté. Et Souad Massi, la Jane baez algérienne ne pourrait être que la bienvenue à la métropole québécoise qu’elle a déjà conquise il y a de cela 8 ans.

Livre Salam ouessant par Azouz Begag

Peut-on écrire qu’il y a des romans d’anciens combattants comme, au temps déjà lointain des "cheveux longs et des idées courtes", la jeunesse acnéique de France se montrait imperméable aux antiennes des anciens qui s’en allaient répétant, ad libitum, ce que fut leur 20 ans héroïque dans le bruit et la fureur des hommes ?

Requiem à Matoub Lounes. Un poète peut-il mourir?

Hier, le 30 juin à 20 h, la voix du chanteur rebelle Lounès Matoub a retenti au Théâtre rouge  du Conservatoire d’art dramatique de Montréal à l’occasion d’un hommage rendu en son honneur par Karim Akouche, Hace Mess, Zahir Ouali et  un panel d’artistes dont des poètes, des chanteurs, une chorégraphe venus d’ici et d’ailleurs.

Hommage à Lounes Matoub et à Muhend U Yahya. La mémoire contre l’indifférence et la marginalisation

Le Centre amazigh de Montréal (CAM) vient de rendre hommage, au Centre Africa de Montréal, comme à l’accoutumée, au ténor de la chanson kabyle Lounes Matoub, assassiné par une horde islamiste dans les montagnes de Djurdjura, en 1998 et un autre hommage à une autre figure de la contestation, le poète et dramaturge Muhend U Yehya, décédé en 2004.

Matoub Lounes: L’étoile du Djurdjura

14 ans déjà depuis que Matoub est parti. Il a été cruellement assassiné en plein cœur de Tizi-Ouzou un 25 juin 1998. Les criminels l’ont éliminé au pied de ses montagnes qu’il vénérait depuis sa tendre enfance. Une façon à eux de défier toute une région, tout un peuple, toute une cause. La justice algérienne patauge quant à l’élucidation de ce crime abominable. Advenons qu’elle ait mis la main sur les exécuteurs de ce meurtre, pourrait-elle un jour dévoiler l’identité de ses commanditaires? Encore un crime qui s’ajoute à toute une série de crimes qui ont poignardé l’Algérie dans son âme la plus profonde.


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