Ahmed Wahbi, un immense artiste algérien antisioniste

Je n’oublierai jamais mon pays, ma terre, la terre de mes ancêtres... "Wahran, wahran", Ahmed Wahbi

Cela se passe en 1967, dans un cabaret oriental parisien. Un orchestre de musique arabe, composé de divers musiciens, joue des airs maghrébins et moyen-orientaux. Dans la salle, des clients arabes et berbères dînent, boivent, passent un peu de bon temps ; certains sont de pauvres travailleurs immigrés qui ont longtemps économisé afin de s’offrir ce seul et unique moment de plaisir de la semaine, du mois, ou de l’année. Parfois, ils n’ont commandé qu’un seul verre : ils sont surtout là pour écouter la musique. Car sur scène, y a des pointures. Certains sont de véritables légendes. Chaque musicien de l’orchestre est un artiste reconnu, un interprète de renom, un compositeur de génie : c’était la grande époque des cabarets orientaux à Paris... On est venu entendre des chansons du bled, évoquant des souvenirs d’enfance, ou abordant au contraire dans une esthétique classique ou traditionnelle, la vie quotidienne des immigrés, avec "ses affronts", pour citer le grand Sadaoui Salah, ses difficultés, ses souffrances -el hira - mais aussi ses espoirs - souvent contrariés...

L’artiste honoré, son film «Monsieur Lazhar» partout distingué, projeté à Alger. Fellag, du zénith au Cosmos !

Fellag, enfin à Alger. Et au cinéma. Mohamed d’Ath Iloul, l’artiste algérien, connu, reconnu, distingué et partout ailleurs honoré, est revenu chez lui. Non pas à Azzefoun où il est né, mais dans la capitale de son enfance. à Riad El Feth, tout près du Petit Théâtre, là où l’ancien du TNA est venu un jour au one man show. Au zénith artistique, à Montréal, à Toronto, à Namur, à Locarno, à Valladolid, à Sundance et à Hollywood, Moh Rochambeau de Bab el-Oued est revenu pour une soirée ciné, voyage et nostalgie.


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