L’intimité de l’effet Jarre pour les intimes étalée

Durant ce mois de novembre (2014), un charivari dans les médias s’est produit autour de l’effet Jarre dans l’économie algérienne.

L’effet Jarre est fondamentalement un modèle mathématique. Il est aussi descriptif. En étant ainsi, l’utilisateur peut s’en passer des équations mathématiques.
Le modèle mathématique de l’effet Jarre est l’extension du modèle dit de Cobb-Douglas qui remonte à 1926 de deux vers trois dimensions. Sans donner tous les détails, il passe de la forme Y = A*F(K**alpha, L**beta) à forme Y = A*F(K**alpha, L**beta, N**gamma). (*lire multiplié par, ** lire puissance).

Sa genèse

En reprenant les études à Montréal, calculer, modéliser et interpréter froidement des chiffres, des graphiques et analyser des séries de données sont les règles. Marqué par la culture et les pratiques algériennes, l’exercice est psychologiquement très violent. Il fallait s’y faire.

Les Algériens et l’Algérienne, ces incitateurs positifs

Après un long gap professionnel, se remettre aux mathématiques n’est pas chose facile. Le professeur Smail Goumeziane a produit une analyse de l’IDH en Algérie. Sa couverture par deux articles dans la presse algérienne signés par des journalistes que nous connaissons était presque vile. Notre réaction a été une démonstration mathématique pour montrer que la contribution journalistique du Professeur Goumeziane était plus que pertinente même si nous ne partageons pas avec lui l’ensemble des critères qu’il avait pris en considération. C’était notre premier « exercice » pratique.
Dans un cours à l’université et sur une question sur les monnaies de réserve internationales, nous avons produit un court texte de réflexion. Ce dernier a déclenché en nous une peur effroyable. Il fallait appeler au secours! Grâce à K. Selim, Omar Benderra, en plus d’avoir été le parrain moral et intellectuel de cette réflexion, il est devenu notre catalyseur dans ce genre d’exercices. Et cerise sur le gâteau, son amitié.

Le frère, l’ami, Tahar Moussaoui

Ancien chargé de cours à l’Université d’Alger, il nous a été d’un appui et d’un accompagnement exceptionnel. C’est lui qui connait le détail de la naissance de ce modèle mathématique à trois dimensions. Il nous a vu pleurer, pleurer pour de vrai, dans notre incapacité à résoudre une équation élémentaire à cause d’une hypothèse non vue et des …lunettes!
Travaillant seul et pour la première fois sur ce modèle « martien » pour nous de Cobb-Douglas pour l’adapter temporairement à Tamazight, nous buttions sur un mur.
À la Grande bibliothèque de Montréal, cherchons de la documentation, nous sommes tombé sur une conférence sur les propriétés mathématiques de cette équation donnée par un professeur en mathématiques; s’en est suivie la lecture de la réaction d’un prix Nobel en économie.
« Convoqué » par téléphone,  Tahar nous a rejoint à la Bibliothèque. Les deux documents imprimés : « Tahar, la piste était la bonne, voici deux textes et ce modèle à trois dimensions sera retenu. ». Un immense soulagement.
L’écrivain algérien, mon  G’ma (frère). Il a une écriture qui relève des sciences pures : un mélange de logique mathématique appliquée à des propositions construites avec des nombres complexes. Le lire est atroce! Le lire, le bénéfice est net et il double : sa lumière et son génie. Il est plus fort que William Faulkner et Kateb Yacine et moins que Lwenes Matoub.
Pour les autres détails de l’effet Jarre, les lecteurs sont invités à lire notre réaction à l’adresse suivante : http://lequotidienalgerie.org/2014/11/20/explication-de-leffet-jarre-reponses-aux-lecteurs-basta-et-alilou-autocritique-des-textes-de-cherif-aissat-publies-par-lqa/

BAB, Dahmane : les garde-fous moraux

Aux étudiants algériens, le cœur dit : ayez des garde-fous  comme les nôtres pour rester dans le respect, dans la hauteur et éviter le mépris et la haine. Les mots d’Ali-Bey, Dahmane, Baya et tant d’autres raisonnent dans notre tête. Foncez et n’ayez pas peur. Au pire, vous ferez les mêmes erreurs que les précédentes, au mieux vous serez, peut-être, derrière une révolution ou son germe. « Mutapha Bacha, Radouane Osmane, Lwenes Matoub et Kateb Yacine ont tué l'Algérie! Ils sont morts ».

L’Algérienne

Pour réussir, il faut aimer, il faut être généreux, il faut être désintéressé. C’est la clé pour mourir, même pauvre, heureux.
Dites à ce père qui l’a conçue, à cette mère qui l’a portée, que leur enfant est un Ange. Et c’est vous qui êtes derrière ce modeste dessin.

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