La Montréalaise Fairouz Oudjida chante Li Beirut pour commémorer l’explosion meurtrière

La soprano montréalaise d’origine algérienne Fairouz Oudjida a décidé d’interpréter Li Beirut pour apporter « son soutien le plus sincère et le plus profond » à la population libanaise un an après la catastrophe survenue à Beyrouth. Ce classique de la musique libanaise est une chanson de Fairouz, une grande voix du monde arabe d’après qui Fairouz Oudjida a été prénommée.

Des manifestants réclament «un état de droit et des libertés» en Algérie

Alors qu’en Algérie, c’était jour de scrutin, samedi, des centaines de membres de la diaspora algérienne ont manifesté à Montréal pour demander plus de libertés dans ce pays d’Afrique du Nord. Partis de la Place du Canada, à 11h, les manifestants ont marché jusqu’au consulat général d’Algérie pour dénoncer «la répression, les arrestations arbitraires et la mascarade électorale des élections législatives imposées au peuple».

Deuxième anniversaire du Hirak: Forte mobilisation des Algériens à Montréal

“On  ne  fait  pas  une  demi-révolution !” La  profession  de  foi qui balafre la banderole en tête de la marche pacifique, dimanche, à  Montréal, renseigne sur la résilience et l’engagement des Algériens à continuer le combat pour le changement de système de gouvernance.

Ils étaient plus de 2 000 (3 000, selon les organisateurs) à avoir battu le pavé à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du sourire. Peu avant 11h, la place du Canada, au centre-ville de Montréal, grouillait de monde. Des chants patriotiques et des slogans engagés du Hirak sont entonnés.

Le drapeau national et l’emblème amazigh flottaient dans le ciel dégagé de Montréal. Le comité d’organisation s’affairait à apporter les dernières retouches avant le coup d’envoi de la manifestation.

Les premiers carrés s’ébranlent, et aussitôt, Montréal retrouve l’ambiance de la contestation algérienne. “Ulac smah ulac”, “Algérie libre et démocratique”, crient à tue-tête les marcheurs au milieu d’une forêt de drapeaux et de pancartes.

Au centre de la marche, une banderole est déployée pour dénoncer la répression : “Halte à la répression, libérez les détenus d’opinion.” Le cas de l’étudiant Walid Nekkiche a été rappelé par des manifestants. “En Algérie, des détenus d’opinion sont violés”, lit-on sur une pancarte brandie par une jeune dame.

Le premier carré est arrivé à la rue Sherbrooke, après avoir emprunté la rue Peel, alors que des manifestants attendaient leur tour pour former leur carré à partir du parc de la place du Canada. Tous les slogans de l’insurrection citoyenne ont été remis au goût du jour.

Même le slogan appelant à la chute du régime (Yetnehaw gaâ !) s’est décliné dans sa version anglaise : “Remove them all !” La manifestation a poursuivi son petit bonhomme de chemin jusqu’au consulat général d’Algérie à Montréal. Sur place, la fièvre contestataire est montée d’un cran. Des prises de parole improvisées sur place indiquent que la diaspora, déjà à l’avant-garde du Hirak, ne compte pas baisser les bras.

Elle ne ménagera aucun effort pour soutenir le peuple algérien en lutte pour se réapproprier sa liberté confisquée. “Le combat continue”, a lancé un intervenant, un peu comme un écho à la banderole qui a précédé la marche pacifique, voulant que les révolutions accomplies soient celles qui sont menées jusqu’au bout…

https://www.liberte-algerie.com/actualite/forte-mobilisation-des-algeriens-a-montreal-354542

 

De l’Algérie au Québec, tomber amoureux de la terre d’ici

Avant de quitter son Algérie natale où la neige tombe « une fois tous les 20 ans », Yasmina Larbi-Youcef redoutait le climat canadien. La semaine de son départ, les chaînes d’informations indiquaient –40 °C à Montréal. Or, depuis son premier hiver glacial, cette passionnée chérit toutes les saisons québécoises et les moissons qui en résultent.

Cruel destin pour une famille immigrante

Les Bouras sont débarqués à Montréal le 23 septembre dernier, les yeux brillants, tournés vers un avenir qu’ils imaginaient doux, à l’antipode du sort que la vie leur réservait plutôt. À peine une semaine plus tard, le père est mort, laissant une mère et trois enfants seuls, en terre inconnue, avec une facture médicale d’environ 250 000 $ sur les bras.

Tassadit Ould-Hamouda, présidente d’une association culturelle au Canada: “Tafsut peut se vanter d’être le créateur de chorégraphies kabyles”

Tassadit Ould-Hamouda, voici une femme qui ne lésine sur aucun moyen pour faire vivre sa culture même à des milliers de kilomètres de chez elle. Présidente de l'association Tafsut du Canada, elle revient dans cet entretien sur les activités de l'association et ses objectifs. Elle relate également le parcours de cette association qui s'est imposée par un travail remarquable au pays de l’érable.