Un dépouillement à saveur d’un couscous signé Camellia.

Dans le développement qui suit, et qui n’est guère une digression, je vais vous relater l’histoire du chiffre huit (8) dans le processus électoral à Montréal.



Ainsi, dans la bible, le 666 représente le chiffre de la bête.  Ce chiffre a son contraste, il s’agit du 888, le chiffre de Jésus.

Dans l’interprétation de la symbolique des chiffres, le huit (8) représente la transformation en harmonie.  Quand un chiffre se répète plus d’une fois, comme le cas du chiffre 888, l’analyse doit passer par l’exposition et l’interprétation du chiffre trois (3) qui signifie en général la totalité d’un accomplissement partiel, alors que c’est le chiffre quatre (4) qui représente la complétude, l’aboutissement ou le retour à l’unité.  On aurait souhaité rêver d’un 8888.

Toutefois, on ne peut que dire que les 888 électeurs algériens ont participé à une transformation en harmonie partielle au changement. Je ne peux que dire aussi, et là scientifiquement parlant, que le rapport du 888 sur le nombre des algériens inscrits sur la liste électorale du consulat algérien à Montréal (10617) donne par miracle le taux de 8.36%.  Une transformation en harmonie partielle dépourvue d’une clé de succès, car le chiffre six (6) représente une clef de la serrure.

Émotionnellement parlant et sans se compliquer la vie, le 888 représente aussi la gratuité, le free, le binx, le gratos ou le sans frais.

Au bureau du scrutin du consulat général d’Algérie à Montréal, le candidat anonyme (bulletin blanc) est sorti gagnant.  Il a raflé 175 voix des 888 exprimés.  Dans ces 175 voix, il y avait des enveloppes vides, des enveloppes contenant plusieurs bulletins et il y avait même contenant la photo de l’Émir Abdelkader et une autre, une copie du recto de la carte consulaire.

Le parti de mon ami Saïd Chohra s’est classé deuxième avec 127 voix.  Comme le candidat anonyme n’a pas répondu présent à l’appel du président du scrutin, mon ami a été déclaré gagnant des élections montréalaises.  Rappelons-le qu’en 2007, le FLN de Saïd Chohra s’est classé premier, à Montréal, avec plus de 900 voix.

J’ai découvert que le climat dans lequel s’est déroulé le dépouillement était très serein et placide.  Une ambiance de fraternité et de collégialité a pris le dessus.  Le secret résidait dans la présence des belles donzelles algériennes et du couscous à la viande accompagné de la belle pastèque et du thé vert à la menthe.

Mes salutations aux candidats et surtout à la représentante du candidat autrefois, indépendant, jadis FLN, naguère Alkarama et présentement en chômage.