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La musique andalouse: Amam, l’âme du printemps

Le 31 mai 2014 aura lieu le concert de "Amam" au collège de Montréal. Cet événement marquera le sixième anniversaire de la création de l’orchestre des Amis de la musique andalouse de Montréal.

Pour l’émission Desautels de Radio Canada, Akli Ait Abdallah a réalisé un reportage pertinent sur cette association qui porte dans son cœur et dans son âme tout un héritage de mélodies et de thèmes qui ont voyagé à travers le temps et l’espace géographique oriental, espagnol et nord-africain. Donc, Salim, Sabrina, Hadjer, Kamal, Nacer, Nadia, Rafik et Ervin, le Juif marocain, parlent à cœur ouvert au micro de Akli Ait Abdallah. Il est certes mieux d’écouter le reportage en question, mais transcrire quelques informations le concernant ne ferait que renforcer et encourager la détermination de ce groupe d’artistes aller de l’avant.

Tout a commencé un soir de Ramadan à Montréal. En effet, lors d’une soirée entre amis, le hasard a fait en sorte que plusieurs invités qui étaient épris de la musique andalouse se découvrent. L’élément déclencheur était Salim Bouzidi, ce jeune algérien qui porte en lui tout un bagage de cette musique. Nacer et sa femme Nadia ont eu le déclic, mais les tracas de l’exil avait retardé la concrétisation de leur rêve sur le champ. Ce qui n’a pas empêché l’idée de germer et d’avancer. Les échanges ont, donc, donné naissance à une association qui, au fil du temps, a réussi à regrouper 35 musiciens de plusieurs origines et confessions.

La musique arabo-andalouse, comme certains la qualifient, est le fruit de tout un brassage de cultures, d’émotions, de mélodies et de thématiques. Elle incarne la mixité dans le sens le plus noble et le plus inclusif. En effet, il serait impensable de concevoir un orchestre andalous sans les femmes, leur classe, leur voix et leur charisme: "La place de la femme est primordiale. La transmission de la musique se faisait par les femmes. Dans l’univers de la noblesse de l’époque, la femme était bien perçue quand elle maîtrisait l’instrument de musique, quand elle écrivait de la poésie et quand elle chantait. D’ailleurs, c’est dans cette musique que les femmes chantaient des berceuses aux enfants et rendaient des chants rituels lors des fêtes ou lors de la cérémonie du henni", dira l’une des interlocutrice. Il faut souligner, également, que cette musique est le port d’attache de la correspondance amoureuse loin des interdits religieux et de la censure. Elle chante l’amour de la bien-aimée, de la terre et de la nature pour paraphraser Salim Bouzidi, le chef d’orchestre de Amam.

les 35 musiciens qui composent cet orchestre ne sont pas, selon eux, des professionnels. Ils ont tous d’autres obligations parallèles. On pourrait dire, vu la qualité des spectacles qu’ils rendent depuis des années à Montréal, qu’ils sont des amateurs de très bon niveaux. Si au début, la préparation d’un spectacle leur prenait pratiquement une année, ces derniers temps, grâce à leur évolution et l’assurance acquise, elle leur en exigeait beaucoup moins.

L’orchestre est certes composé en majorité d’artistes algériens ( arabophones et kabyles), mais plus le temps passe, plus, d’autres origines l’intègrent. C’est le cas de Ervin, Juif marocain: " Je n’ai jamais été aussi allumé que depuis que je suis avec Amam, depuis deux ans. On m’a accepté. J’aime la chaleur du groupe". Ce que Rafik Kaci a confirmé à son tour: " On veut garder cet esprit pluriel et ouvert sur d’autres nationalités".

Djamila Addar

Le lien du reportage de Akli Ait Abdallah

http://ici.radio-canada.ca/emissions/desautels_le_dimanche/2013-2014/chronique.asp?idChronique=339182

Le site de Amam: http://amamandalous.org/

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