20ième anniversaire 05/05 dans

Your browser does not support the HTML5 canvas tag.

0

Jours

Your browser does not support the HTML5 canvas tag.

0

Heures

Your browser does not support the HTML5 canvas tag.

0

Minutes

Your browser does not support the HTML5 canvas tag.

0

Seconds

Didouche Mourad meurt au maquis

Date: 20-01-1955

Mourad Didouche, chef historique du FLN, et Chef du maquis Nord Constantinois, est tué à Condé-Smendou au cours d'une attaque contre un poste militaire.

Didouche Mourad (1922-1955) est issu d'une famille originaire d'un village près d'Azeffoun en Kabylie.

Né à Alger en 1922, il est l'un des six chefs historiques co-fondateurs du FLN, il rédige avec Boudiaf la proclamation du 1er novembre 1954 qui marque le début de la Guerre de libération, la Guerre d'Algérie.
Il est nommé premier chef de la Wilaya 2 (Constantinois) où il est tombé sous les balles des parachutistes français le 18 janvier 1955.

 

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

 

Mourad Didouche naît le 13 juillet 1927 dans le quartier de la Redoute (actuelle commune d'El Mouradia) dans une famille originaire d'Ibskriène, village de la commune des Aghribs en Kabylie. Il fait ses études primaires et le cycle moyen à l'école d'El Mouradia, puis entre au lycée technique du Ruisseau à Alger.

Il travaille ensuite comme cheminot à la gare centrale d'Alger et milite à la CGT ; il est nommé responsable des quartiers d'El Mouradia, d'El Madania et de Bir Mourad Raïs ; en 1946, il crée la troupe de scouts « Al-Amal » ainsi que l'équipe sportive « al-Sarie Al-Riadhi » d'Alger.

En 1947, il organise les élections municipales dans son secteur et se rend également en Oranie afin d'organiser la campagne pour les élections à l'assemblée algérienne. Arrêté dans une rafle, il réussit à s'enfuir du tribunal.

La même année, il participe à la création de l'Organisation spéciale (OS), branche clandestine du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de Messali Hadj ; il est un de ses militants les plus actifs.

En 1950, la police démantèle une grande partie de cette organisation, 130 personnes sont arrêtées et le rôle de Mourad Didouche est mis au jour, mais il échappe à la capture ; il est jugé par contumace et condamné à dix ans de prison. En 1952, avec Mostefa Ben Boulaïd, il constitue à Alger un noyau clandestin dont la mission est la fabrication de bombes en prévision du déclenchement de la « Révolution nationale ».

Lors de la crise de 1953-1954 au sein du MTLD, opposant le Comité Central du parti à Messali El Hadj, il se rend en France, où il devient l'adjoint de Mohamed Boudiaf de la Fédération de France du MTLD. Au début de 1954, avec Ahmed Mahsas, ils élaborent un projet de parti véritablement révolutionnaire1 ; en mars 1954, Mohamed Boudiaf et Mourad Didouche rentrent en Algérie et prennent contact avec quelques anciens membres de l'OS.

Le CRUA

De ces contacts naît le Comité révolutionnaire d'unité et d'action. Une étape importante est la « réunion des 22 » tenue en juin 1954 ; Mourad Didouche fait partie du premier « Conseil de la Révolution », composé de six membres2, dont cinq sont responsables d'une zone géographique, Mohamed Boudiaf excepté. Mourad Didouche est désigné comme responsable de la zone 2 (Constantinois3 ). Yves Courrière le surnomme « le Saint-Just de la révolution algérienne »4.

Le FLN

En octobre 1954, lorsque le CRUA devient le FLN, il fait toujours partie du conseil, porté à neuf membres par l'intégration de trois membres de la délégation du MTLD au Caire (Aït Ahmed, Ben Bella, Khider)

Il est l’un des rédacteurs de la Déclaration du 1er novembre 1954, diffusée dans le pays dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, pour expliquer les actions organisées durant cette journée de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'indépendance. Dans sa zone, assisté par son adjoint Youcef Zighoud, il réussit à jeter les bases d’une organisation politico-militaire.

Le 18 janvier 1955, alors qu’il n’a pas encore 28 ans, Mourad Didouche meurt durant la bataille du douar Souadek, à Condé-Smendou, près de Constantine. Il est le premier chef de zone à tomber au combat ; son successeur à la tête de la zone 2 est Youcef Zighoud