Le printemps berbère de 80: Le mea culpa de l’Islam se manifestera-t-il un jour en Afrique du Nord?

Dans quelques semaines, le peuple amazigh fêtera le 29ème anniversaire du printemps berbère. Le bilan des acquis n’est pas réjouissant. En effet, ces derniers sont maigres et fragiles. D’un côté, on n’est plus dans l’époque des censures sordides. Tamazigh est exprimée fièrement par ses enfants. D’un autre côté, le pouvoir demeure silencieux voire indifférent face à la revendication de base qui fera toute la différence dans la construction d’une Algérie authentique, juste et plurielle. Le pouvoir central et les islamistes travaillent d’arrache-pied pour éradiquer les derniers bastions de la revendication. Les deux camps travaillent de concert en se cachant derrière l’Islam. Comme si on ne pouvait pas être berbère et musulman. Certains Berbères, aveuglés par le paradis de l’au-delà ou le gain facile, sont tombés dans le piège ou jouent le jeu de ceux qui tentent par tous les moyens d’effacer leur identité. Il est temps pour l’islam de se démarquer de ces magouilles et de respecter les civilisations qu’il a trouvées dans les pays qu’il a conquis dans la plupart des cas par l’épée.

Les Maghrébins de plus en plus tentés par l’aventure

À la veille d’une crise financière, que tout le monde juge inéluctable, et d’un rétrécissement conséquent du marché de l’emploi au Québec, la mobilité professionnelle prend de plus en plus d’importance. Elle devient une donne, avec laquelle il faudra dorénavant compter. Les Maghrébins n’échapperont pas à cette nouvelle réalité.

Les Maghrébins ont la côte dans le monde des sondages

La communauté maghrébine est l’un des plus gros pourvoyeurs d’intervieweurs pour les compagnies de recherche en marketing qui ont pignon sur rue à Montréal. Certains y travaillent quelques mois, d’autres le temps de terminer leurs études. Mais le ressentiment est le même pour tous : la précarité de l’emploi peut gâcher irrévocablement leur projet canadien. Immersion dans un monde plein d’incertitudes.

Tafsut Imazighen à Montréal : on ne badine pas avec 80!

Fêter Tafsut à Montréal est un événement à double sens quand on sait qu’il n’y a pas plus d’un mois nous avions essuyé une tempête de neige des plus violentes et le printemps ne peut être que le bienvenu. Tafsut c’est aussi la commémoration d’avril 1980 où la Kabylie avait essuyé une tempête de gaz lacrymogènes et de balles qui ont ensanglanté la région. La raison? Un livre venait d’être publié sur la poésie et on voulait l’interdire. Poèmes kabyles anciens. Des poèmes anciens pour des Kabyles Anciens dans un pays qui ne les reconnaissait pas. On voulait interdire la liberté d’expression et opprimer le libre cours d’une culture orale qui vénérait le Verbe, qui berçait des générations et qui faisait de la langue l’orgasme même de la parole.