Une légende algérienne, un mythe algérien,

Heureuse conjonction des natures.  Du Sommet Vert comme le sien au printemps, blanc en hiver, comme elle tout simplement, quand elle est heureuse et elle doit l’être pour l’infini de demain – celui de la noce, noce pour bientôt  - et d’après.

 

De l’Estérel du Haut-Pays canadien comme la Haute-Kabylie de ce pays de l’amazighité, un enfant de Tizinda, sans l’avoir juré  l’a faite légende, l’a fait mythe.  C’est celui de Tasta-Guilef, Voujlil qui en a fait de ce sermon un sacerdoce. Le sermon de la mythification.  De la légendarisation. Même pas avec un zeste d’amour, même pas un « je t’aime », encore moins un « je t’adore ».  Une légende, un mythe pour un moteur qui n’existe pas.
Un moteur courage, un moteur résistance, un moteur bijou, un moteur bénédiction, cette  fois-ci pas malédiction délicieuse, pour un arracher un sourire et rappeler les g’mas, les amis qui l’ont aimé, ce diamant, un diamant qui pleurait sa mère et uniquement sa mère; et pendant qu’il le faisait, il recevait un « Sors! Lave-toi le visage avec de  la neige et reviens auprès tes amis » tout comme il a reçu un  « Je t’emmerde » bien soupesé.
Un Ange méchant qui sait faire aghroum et qui en a privé un mendiant. Sourire! Larme! Pas de regret. Le cœur l’a vu cuire dans vouvrah et, accompagné de petit lait heureux de rafraichir le romarin qui l’a parfumé, dans une Jarre, en a mangé.
Par acte subrogatoire, sans la volonté du primo-détenteur, la Légende, le Mythe, œuvre de Mahdi devient mien. Mahdi, cet homme, ce g’ma de toute part, sans qui l’abstraction serait restée ce mur inattaquable.  Un mur qui séparerait deux vies pour cause d’une arithmétique qui a donné à un enchainement logique un résultat faux. Ce résultat rendu juste par un poème, son poème, celui de l’amour et du temps restant à vivre. Restant à vivre une éternité. Une éternité pour une légende, un mythe.  La légende, le mythe pour l’effet Jarre.
 
Poème inédit d’El-Mahdi Acherchour. Repris tel quel il a été présenté au scribe.

Hier, pas demain, pas aujourd’hui.
De nouveau et de loin un amour, comme avant :
un amour, pas l’amour !
D’hier que vient l’amour de naître et d’être là,
pour demain, pour cette vierge qui aussi vient de loin.
Pas beau, le nom qu’on donne à un nom.
Pas faim, le ventre qui se nourrit d’un ventre.
Aujourd’hui, les très hauts affamés
– les compagnons d’hier, et ceux d’avant –
sont tous là, trop présents, trop vivants !
trop loin pour faire parler la croix qu’ils avaient jadis
unie au sacré parcours d'un libre combattant ,
et de nouveau ils ne lèvent plus les bras, ni les très hauts jadis.
Et de nouveau ils ne sont plus là,
ils accompagnent un nouveau-né,
un amoureux de compagnie, et c’est très beau.
 
Article anonyme.

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