La compagnie Air Algérie l’a annoncé hier: Alger-Montréal sans escale

Selon la même source, la compagnie aérienne Air Algérie est en phase de préparation du dossier « tous azimuts » pour le démarrage de cette ligne aérienne tant attendue par la communauté algérienne immigrée au Canada.

Selon le PDG d’Air Algérie, Tayeb Benouis, sa compagnie vise le démarrage, dès cet été, de cette desserte sans escale, soulignant toutefois qu’Air Algérie «ne table pas sur la rentabilité de cette ligne», la considérant comme «un service à rendre à notre communauté là-bas». Et de rappeler que cela fait partie des «vœux du Président», fortement sollicité par la communauté algérienne à ce propos lors de son voyage au Canada.
Dans une première étape, et selon le dossier fourni par Air Algérie aux autorités canadiennes, la desserte sera saisonnière, de préférence en été, et sur charter. Alger-Montréal sans escale Suite de la page 1 Quant au coût de la desserte, aucune estimation n’a encore été donnée. Du côté canadien, le ministre des Transports, M. Peterson, a estimé dernièrement, selon un communiqué de l’ambassade du Canada à Alger, qu’une liaison aérienne directe « contribuerait à renforcer les liens commerciaux du Canada avec l’Algérie et la région du Maghreb », tout en rappelant que l’Algérie « est le plus important partenaire commercial du Canada en Afrique, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». D’autre part, la direction d’Air Algérie a fait savoir que la desserte vers la Chine fait partie de son programme, précisant avoir saisi, « pour la énième fois », les autorités chinoises qui n’ont pas daigné encore répondre. Selon la même source, la recherche de la rentabilité sur cette ligne est « évidente ». D’autant, ajoute-t-elle, qu’une forte communauté chinoise travaille désormais en Algérie, alors que des Algériens fréquentent de plus en plus cette contrée, autrefois lointaine. Air Algérie, dont les visées de développement à l’international sont un secret de Polichinelle, veut mettre fin au monopole de Turkish Airlines, qui transporte les milliers de travailleurs chinois en Algérie. Prise entre les impératifs de rentabilité, que recherche toute entreprise aspirant à voler de ses propres ailes, et le service public que la compagnie nationale dit pratiquer souvent à ses dépens, Air Algérie s’affaire à mettre en œuvre son programme de « filialisation ». La compagnie avait engagé, à cet effet, une consultation restreinte pour un appel d’offres pour le choix d’un bureau d’experts international devant l’accompagner dans la mise en œuvre des filiales. Six cabinets ont été ciblés par l’appel d’offres, dont les soumissions auront lieu le 17 décembre prochain. Selon le PDG de la compagnie, quatre filiales (fret, lignes domestiques, maintenance et catering) ont été finalisées alors que deux autres (lignes internationales et handling) sont en voie de construction. Autour du premier semestre 2006, Air Algérie fonctionnera en groupe, selon Tayeb Benouis. L’ouverture du capital ne pourra intervenir que sous forme de partenariat ou de prise de participation dans ces filiales, a-t-il précisé. A propos de la baisse des prix sur les lignes domestiques évoquée récemment, le PDG d’Air Algérie a indiqué que «c’est aller vite en besogne que de conclure à une baisse des tarifs», précisant qu’avec l’introduction des modules 70 et les subventions de l’Etat sur ces lignes non rentables, les tarifs se stabiliseront et n’augmenteront pas. Probablement, des réductions, par contre, sur les grandes dessertes, telle Bordj Badji Mokhtar, a t-il affirmé.

Source: http://www.elwatan.com/2005-11-29/2005-11-29-31240

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