RCI: Entretien avec Akli Ait Abdallah

Marc Laurendeau présente un long entretien avec le journaliste Akli Ait Abdallah, qui raconte sa vie d'envoyé spécial à l'étranger.


«Je pense qu'aller sur le terrain, c'est l'occasion inespérée pour rencontrer ces gens-là qu'on ne voit jamais et qui sont en fait le véritable baromètre d'une situation dans un pays. Ce sont ceux-là qui vivent les situations dont on veut parler, ce sont ceux-là qui les subissent, ce sont ceux-là qui les organisent et ce sont ces gens-là qui mieux que personne sont en mesure de nous faire comprendre leur situation, leur pays... leur vie en fait.» - Akli Ait Abdallah

Biographie :
Akli Ait Abdallah quitte l'Algérie, où il était journaliste à l'hebdomadaire Algérie-Actualité, en septembre 1990 pour s'installer dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal. Après deux années difficiles, il entre à la radio de Radio-Canada pour un stage; il ne tarde pas à y faire sa place. Après sept années en tant que recherchiste, il devient reporter à l'émission Sans frontières en septembre 1999. Il se rend en Syrie pour les funérailles du président Hafez El-Assad, en juin 2000. Puis, il traverse l'Égypte, Israël, le Liban, la Jordanie et les territoires palestiniens dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. 

Entre octobre 2002 et mars 2003, le journaliste fait trois séjours en Irak, soit pendant tout le bras de fer entre Saddam Hussein et les États-Unis. Lorsque la guerre en Irak éclate, il est en Jordanie pour y suivre les événements. Il se rend à plusieurs reprises dans les territoires occupés palestiniens, en plus de couvrir la révolution orange en Ukraine, à l'occasion des élections de décembre 2004, et les funérailles du pape Jean-Paul II, en avril 2005.

Il s'est notamment rendu au Pakistan lors du tremblement de terre qui a fait 75 000 morts en octobre 2005, et en France lors des émeutes des banlieues.

En 2008, il a remporté le grand prix du journalisme des Radios francophones publiques pour son reportage Les Inuits : un peuple en détresse.

 

 

Source: Radio-Canada International - dimanche 19 août 2012

Les commentaires sont fermés.