Un ex-dirigeant de SNC-Lavalin a fait des affaires en or en Algérie : qui sont ses complices algériens ?

Selon des informations révélées par les médias canadiens suite à l’affaire Panama Papers, Sami Bebawi, un ex-dirigeant de SNC-Lavalin, a fait des affaires en or en Algérie. Il fait actuellement face à des accusations de fraude et de corruption et ses biens immobiliers « mal acquis » font l’objet d’une ordonnance de blocage judiciaire.

Raymond Leroux, ancien vice-président de la division Afrique de SNC-Lavalin, confiait à Radio Canada en mai dernier qu’il ne savait pas qui est Cadber Investments, cette agence dont personne n’a l’air de savoir qui en est le propriétaire. Pourtant, il était responsable des contrats en Algérie. Il nous affirme que ces années-là, il avait été écarté. « C’est moi chez SNC-Lavalin International qui étais responsable du côté commercial de l’Algérie. Mais c’est une période un peu… que je ne maîtrisais pas la situation […] dans ce temps-là, ce n’était plus SNC-Lavalin qui callait les coups, mais la division [construction] avec Raymond Fortin et Sami Bebawi. »

Toujours selon Radio Canada : « Cadber Investments n’est pas enregistrée en Algérie, où elle fait du démarchage commercial, mais dans un paradis fiscal, les îles Vierges britanniques. Elle a été créée avec l’aide de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats du Panama d’où émane la fuite des 11 millions de documents que l’on nomme Panama Papers ».

Aucun des hauts dirigeants de SNC-Lavalin International qui sont chargés de la signature des contrats ne semblent savoir qui est Cadber. Michael Novak, qui a pris sa retraite en 2013, explique à Radio Canada qu’il ne faisait que s’assurer que toutes les clauses habituelles se trouvaient au contrat et ne vérifiait pas l’agent commercial qui était choisi par la division construction de la firme d’ingénierie.

Un prête nom pour servir de directrice à plus de 20 000 sociétés

Selon toujours la même source : « Une des directrices de Cadber Investments, qui a échangé des courriels avec SNC-Lavalin, est une employée de bureau de Mossack Fonseca, Yvette Rodgers. Elle habite à 30 kilomètres de Panama, en pleine campagne, dans un coin plus que modeste. On est loin du monde des affaires. Yvette Rodgers a prêté son nom comme directrice pour près de 20 000 sociétés extraterritoriales. »

SNC-Lavalin n’utilise plus d’agents commerciaux en Algérie depuis 2013

Sami Bebawi a amassé une fortune grâce à ces transactions frauduleuses

« Sami Bebawi a mis la main sur une propriété pour un montant de 860 000 $. Il y a un an, il avait acheté pour 700 000 $ l’unité 1107 du complexe situé à deux pas d’Habitat 67 dans le secteur de la Cité du Havre à Montréal. Selon les accusations déposées, il aurait détourné 34 millions $, notamment pour des pots-de-vin offerts à l’ex-régime libyen de Kadhafi. Il est aussi accusé d’entrave à la justice et d’extorsion », selon le journal de Montréal.

Selon nos informations il aurait multiplié les acquisitions immobilières, à son profit, et à celui des membres de sa famille jusqu’en 2006. C’est le cas d’une luxueuse résidence de la rue Stanley qui a été cédée en juin 2014 à celle qui était alors toujours son épouse. Elle a depuis été vendue pour 2 millions $.

On recense aussi un autre logement d’une valeur de 582000$ qui a été cédé à son beau-fils.

L’accusé a été libéré en février 2015 après avoir déboursé la somme de 200.000$ pour payer sa caution.

La question qui reste entière est sans réponse pour le moment est : qui sont ses complices algériens ?

Source: Elite Presse - 6 juillet 2016

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