Sabrina exécute Lounes Matoub

Artisanalement, archaiquement au lieu d’écrire, tout simplement, naturellement, Sabrina rechante Lounes Matoub et enchante ceux qui ne l’aiment pas, ceux qui pensent, disent et démontrent que Lounes Matoub  est un humanoïde venu d’une autre galaxie.

 

Sabrina, dans une décoiffure qui la rend plus adorable, dans une décomplexcité non feinte exécute Lwenes – Lounes – Matoub.

Absolument tout sépare Sabrina et Lwenes. Ils sont comme deux parallèles vectorielles de sens opposées qui ont un seul point commun … l’origine : la terre de notre patrie et ses bruits viscéraux qui se transforment en sons avant de devenir cris portés par le vent, un vent transatlantique.

Accompagnée de Yacine et Achour de la troupe Berbanya, Sabrina, l’exilée,  fait revivre Lwenes aux autres exilés de Montréal, Amsterdam  et d’autres contrées.

Sans répétitions, artisanalement, elle rebalance pour le plaisir de la peine les tempêtes océaniques – Ichouggal el vahriw (1) de Lwenes Matoub, lesquelles peuvent atteindre mêmes Côtes-Nord du Canada.

Dans une autre prestation (2), avec la même bande, dans une décoiffure plus soignée, avec des contre-voix, elle livre le chant du militaire qui espère  revoir sa mère tout en pensant que son corps, à lui, sera la proie des chacals.  Par la voix de Sabrina, le militaire est identique à l’exilé.

En exécutant ces  chants, Sabrina démontre que les œuvres non genrées, les soliloques de L. Matoub, sont une cure, but a painful one.

(1)

(2)

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