Algérie, en offrande, l’indispensable révolution pacifique

Sur la terre d’Algérie, des montagnes. Sous sa terre, ses Montagnes. Ses libératrices.

Les forces négatives du temps sont en action contre la patrie. Ce temps est celui des actions cumulées et projetées d’hommes et de femmes insoucieux de son effet sur le sort de sa population actuelle, de celui des générations futures et les legs de survie qui leurs sont nécessaires.

Pour un projet inter-temporel de noblesse empli de justice et d’équité, dans un esprit de sagesse, de raison et de respect et en ayant conscience des contraintes extrêmement lourdes qui s’y opposeront; il est indispensable de mettre en œuvre un projet immédiat pour une révolution pacifique, un projet qui réfléchira le temps long sur le temps court pour notre patrie.

 Les libérateurs de l’Algérie n’étaient ni des docteurs ni des experts. Ils étaient pétris dans la noblesse, ils étaient des épris de liberté. Tout simplement. Ces attributs, les leurs, ont subi les affres de la nature de la terre d’Algérie et la nature des Algériens différents par leurs ambitions.

Libérer la patrie une seconde fois

Qui engagent sa survie, qui menacent son existence, l’Algérie souffre d’une multitude de maux et vit sous plusieurs menaces extérieures relayées à l’intérieur. Prétendre leurs trouver des solutions dans ce climat plus que délétère qu’elle vit est une effronterie; et si les Algériennes et Algériens manqueront d’élan pour un challenge authentiquement patriote, la patrie Algérie ne le traversera jamais.

Notre pays dans une camisole de problèmes

Mis dans un linceul noir, celui de la nouvelle constitution, notre pays risque un étouffement. Une anthropologie, une autre fois, mise sur l’enclume de la négation, subissant les coups répétés de manigances politiciennes, avec une économie offerte à une monnaie que même les singes refuseront d’utiliser, dans une ouverture béante à la prédation et c’est le peuple qui paiera par son sang, sa paupérisation et sa déchéance.

Une solution, une voie, la fondamentale

Croire que les solutions viendront des experts de tout acabit serait une supercherie. La voie, la fondamentale comme celle qui a permis la libération du pays doit venir des cœurs des Algériennes, des Algériens, de leurs sœurs et frères d’Afrique d’abord et du reste du monde ensuite.

Le cœur de l’Algérie est né d’un irrépressible sentiment de liberté pour jouir d’une propriété que sont les richesses de cette terre. Ce cœur est celui d’Algériennes et d’Algériens qui a été nourri affectivement et symboliquement par un hymne national et un drapeau confectionnés dans les conditions d’un peuple qui souffrait.     

Espérant que l’histoire révélera les motivations profondes, dont une est évidente et est celle de faire vivre un objectif, celui de l’émancipation, une émancipation payée par du sang de l’erreur, de la faute, de la conviction ou de la responsabilité, l’hymne national a été unilingue; en ce 21ème siècle, le premier facteur de cette révolution sera la dotation de la patrie d’un hymne national bilingue.

Un acte, des actes de rédemption

Des Montagnes algériennes sont parties naturellement, des Montagnes algériennes ont été assassinées, en évitant la seconde catégorie, dans la première catégorie est partie une Montagne, une révolutionnaire utopiste, toutes ces montagnes sont l’héritage de cette terre de sang, de pauvreté, de misère et qui est restée digne.

La mémoire et le souvenir de ces Montagnes est un stimulant pour une rédemption, une rédemption totale de certains Algériens encore vivants pour encourager et dynamiser l’élan du Peuple pour les sacrifices qui l’attendent.
Le courage, une vertu neutre, d’une telle action, de telles actions leur évitera l’avilissement et une joie, une cynique, de les voir disparaitre.

Cette rédemption, qu’elle soit populaire, citoyenne, morale, religieuse ou toutes ensemble calmera les esprits des adversaires de notre pays, rassurera les citoyens dans leur atavisme d’appartenance à une terre jadis symbole de révolution.

Un cadre, le printemps prochain, celui du 20 Avril

Notre pays a besoin de tous ses repères. Pour des raisons liées à la démographique et à l’histoire enseignée et la non enseignée, un repère récent est nécessaire : celui du 20 Avril 1980 est l’un des indiqués. Au lieu d’en faire un rendez-vous pour un folklore sonore et probablement des violences, le souvenir du 20 Avril  1980 est le cadre idoine pour un élan collectif pour la protection de notre patrie.

L’instrument, les instruments indispensables pour cette révolution

Continuer dans ce modèle politique est une hérésie. La catastrophique absence d’un Exécutif sera suicidaire. Des élections législatives doivent se tenir ou devraient l’être. En évitant un boycottage, le peuple-électeur se doit d’exiger une contrepartie négociable : avoir un Exécutif formé des futurs élus, ainsi chacun des membres du futur Exécutif sera révocable soit par la volonté populaire, soit par la voie régalienne.

La justice pour garantir une révolutionnaire transformation pacifique

Quelques étaient les opinions exprimées sur le pouvoir judiciaire, la participation des magistrats qui se déclareront volontaires pour subir la réaction des opposants à une démarche de paix en s’assurant la confiance et l’estime du peuple, et qui s’inscriraient, eux aussi, dans une démarche de rédemption et d’un sursaut de dignité est vitale.

Telle est l’opinion d’un Algérien exilé volontaire pour sa Terre.

Mon Algérie, l’auteur t’aime. Tu as besoin de la miséricorde du plus Haut.  Ma Patrie, tu es un Diamant. Si tu vis fracassé, il te pleurera. Tu mérites le bonheur, tu mérites la paix. Tu mérites le bonheur dans la paix.
 
Cherif Aissat

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