Bien manger pour bien grandir...

Manque de calcium, de fer, retard de taille et de poids, ennuis dentaires, mauvaises performances scolaires... tous ces problèmes peuvent résulter d’une alimentation déséquilibrée ou insuffisante.

Les besoins énergétiques quotidiens de base pour un enfant, sont en moyenne de 1 200 calories auxquelles il faut ajouter 100 calories par année d’âge. Par ailleurs, entre 40% et 55% de la ration énergétique doivent être apportés par les sucres, 30% à 35% par les graisses et 12% à 15% par les protéines.

Trois éléments sont indispensables pour un petit-déjeuner équilibré. Tout d’abord des produits laitiers, sans lesquels la ration totale journalière de calcium ne serait pas complète. Vous les trouverez dans toute une gamme d’aliments, du fromage aux yaourts en passant par le bol de chocolat... Ensuite des sucres lents, sous forme de produits céréaliers - pain, biscottes, céréales-  et enfin du liquide - café, thé, chocolat - pour rétablir l’équilibre hydrique après la nuit.

A ces trois catégories d’aliments, vous pouvez ajouter des fruits ou du beurre - riche en vitamine A -, voire des protéines - viande, œuf - à condition d’en tenir compte ensuite dans la journée. Et n’ayez pas peur de donner un petit-déjeuner copieux à votre enfant ! En fait, le petit-déjeuner devrait même être le meilleur repas de la journée. Pourquoi ? Car les calories ingérées le matin sont utilisées au cours de la journée, alors que celles du dîner au contraire, seront « stockées » et feront grossir…

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Préservez ses dents !
La santé bucco-dentaire, chez les nourrissons et très jeunes enfants, est souvent négligée. Or les premières années de la vie sont déterminantes. Alors voici quelques conseils pour aider vos petits à se constituer une dentition de qualité. Contre le risque de carie, votre rôle est crucial. Car le développement de caries sur les dents de lait peut entraîner des troubles graves.  Et même la perte prématurée de ces dernières. Soyez donc vigilant à l’hygiène de votre enfant, aussi bien alimentaire que bucco-dentaire.

Vous êtes inquiets de le voir suçoter sans arrêt ?  Tant que Bébé n’a pas de quenottes, ces tics de succion ne posent pas vraiment de problème. Toutefois, ne laissez pas cette habitude s’installer, pour éviter une déformation de la mâchoire et un mauvais positionnement des dents. Aidez-le progressivement à se détacher de son tic, en tout état de cause avant l’arrivée des dents définitives.

Mangez du poisson, c’est bon pour la tête !
Mange du poisson, ça rend intelligent. Ce vieil adage, ressassé de génération en génération vient de trouver une résonance scientifique. Il apparaît en effet, que la consommation régulière de poisson serait associée au ralentissement du déclin cognitif. Elle réduirait aussi le risque d’accident vasculaire cérébral. En voilà une bonne nouvelle !

Mais encore ne faut-il pas manger n’importe quel poisson. Préférez le thon, le saumon et les maquereaux. Bref  les poissons pélagiques, particulièrement riches en oméga-3. Et bien entendu, évitez de les faire frire. Dans ce cas en effet, ils perdent pratiquement tout intérêt nutritionnel.

Des chercheurs finlandais ont analysé le régime alimentaire de plus de 3 500 personnes de plus de 65 ans. Puis ils ont croisé leurs données avec des imageries par résonance magnétique réalisées sur le cerveau des participants. Il en est ressorti que la consommation de poisson plus de trois fois par semaine, diminuerait  de… 26% la fréquence des lésions cérébrales impliquées dans le développement d’une démence ou la survenue d’un AVC. Les auteurs mettent notamment en évidence le rôle majeur des oméga-3. Ces fameux acides gras poly-insaturés sont réputés protéger le cœur et les vaisseaux, mais leurs vertus semblent multiples.

Diabétiques, doucement sur le café !
Le petit café noir sera-t-il bientôt interdit aux diabétiques ? Nous n’en sommes pas encore là, mais les résultats d’une étude américaine démontrent clairement que la caféine augmente la glycémie. Seul bémol mais il est de taille, ce travail n’a concerné que 10 patients.

Des amateurs de café en l’occurrence, et qui souffraient d’un diabète de type 2. Tous suivaient un régime alimentaire adapté à leur maladie, et pratiquaient une activité physique régulière. Au cours du premier jour de l’expérience, une équipe américaine a administré des gélules contenant l’équivalent de 4 tasses de café. Puis le second jour, les participants ont ingurgité un « placebo ».

Au terme de cette petite étude, l’auteur a constaté une augmentation moyenne de 8% de la glycémie au cours de la première journée. Pour l’heure, aucune explication n’est proposée. Seule une hypothèse est envisagée, basée sur le fait que la caféine augmente la production d’adrénaline, une hormone participant à l’élévation de la glycémie.

Il est donc indispensable d’étendre ce travail à  des cohortes plus larges. En attendant le café et le thé – la théine de ce dernier est en fait un équivalent de la caféine - sont permis mais avec modération… Pour les adeptes du principe de précaution, il existe la solution du thé rouge, le fameux rooibos. Cultivé en Afrique du Sud, il est dépourvu de théine et riche en vitamine C.

Source: Destination Santé - www.destinationsante.com - Semaine 44-08