Cancers : des leurres pour augmenter l’efficacité de la radiothérapie

Malins, les chercheurs de l’Institut Curie en France! Ils ont mis au point des molécules astucieuses qui incitent les cellules cancéreuses à s’autodétruire plutôt qu’à se diviser et alimenter la tumeur. Associée à la radiothérapie, cette stratégie entraînerait une diminution du volume des tumeurs. Voire dans 20% des cas, une élimination complète.

La régulation du sommeil se joue dans les premières années de la vie

Une équipe de l’INSERM a mis en lumière le rôle crucial des premières années de la vie dans la régulation du sommeil. Cette période serait en effet essentielle au bon fonctionnement du système sérotoninergique. Lorsqu’un tout jeune souriceau est traité pendant quinze jours avec un antidépresseur appartenant à la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, il est en proie plus tard, à des troubles du sommeil.

Le Lyoc rend les médicaments mobiles

Sans eau ni rien d’autre pour l’avaler ! Le Lyoc, essentiellement connu grâce à l’antispasmodique Spasfon, est une forme de médicament bien dans l’air du temps. Il apporte en effet une formidable souplesse d’utilisation, qui correspond aux exigences de la vie moderne. Nous passons en effet la grande majorité de notre temps en dehors de la maison.

Les Lyoc, ce sont de drôles de pastilles. Elles fondent très vite, sur ou sous la langue. Comme celle-ci est très riche en vaisseaux sanguins, le médicament passe rapidement dans le sang et donc il agit très vite. La dissolution est immédiate, sans besoin d’eau ! De cette façon, le médicament peut être pris n’importe où : au bureau, en réunion, sur le marché, dans les transports en commun …

Autre point fort du Lyoc, en augmentant la disponibilité du principe actif, il agit plus vite qu’un comprimé classique. C’est pourquoi son effet est perceptible en quelques minutes.

Et parce qu’il est facile à prendre, la prescription du  médecin est plus facile à respecter. C’est particulièrement utile pour les patients qui ont du mal à avaler. Les personnes âgées, par exemple. Mais également pour les enfants de plus de 6 ans. Quoi de plus facile en effet que de faire fondre une petite pastille dans la bouche de l’enfant, sans lui demander de faire un effort pour avaler ?

Le Lyoc est un précieux allié dans les pays qui manquent d’eau potable. A l’échelle de la planète, ce sont plus d’un milliard de personnes qui consomment une eau insalubre… Et chaque jour, les maladies diarrhéiques provoquent 6 000 décès. Soit 2,2 millions de victimes par an. Dans ces conditions, le fait qu’il se prenne sans eau est un véritable atout. Produit en France par le laboratoire Cephalon, le Lyoc est distribué dans la majorité des pays d’Afrique et du Maghreb.

Dernier point : veillez à toujours maintenir le Lyoc dans son emballage d’origine. Il le protège de l’air, de la chaleur et, bien sûr, de l’humidité. Dans ces conditions, le médicament est toujours prêt à l’emploi.


Une dysenterie percée à jour…
Des chercheurs de l’INSERM en France, viennent de découvrir comment Shigella, une bactérie responsable d’une inflammation aiguë de l’intestin anéantit nos défenses immunitaires. Une découverte importante puisque que cette bactérie est responsable de dysenteries bacillaires -les shigelloses- qui figurent parmi les maladies diarrhéiques les plus sévères.

Elles tuent près d’un million de personnes dans le monde chaque année, pour l’essentiel des enfants de moins de 5 ans. Et elles sévissent principalement en Afrique subsaharienne.  Or l’équipe dirigée par Philippe Sansonetti vient de démasquer les stratégies développées par Shigella pour contrecarrer la protection antimicrobienne.

Elle  développe à présent des recherches pour trouver des traitements capables de stimuler les défenses antimicrobiennes. Ce programme de recherche ouvre des perspectives thérapeutiques encourageantes, non seulement pour la shigellose, mais également pour l’ensemble des maladies infectieuses ou inflammatoires de l’intestin.

Cancer de l’ovaire : des cellules cannibales à l’assaut des tumeurs
C’est une petite futée, la protéine PEA-15 ! Connue pour inhiber la croissance des tumeurs de l’ovaire, elle agirait en réalité d’une manière pas vraiment orthodoxe, poussant  les cellules cancéreuses… à se manger elles-mêmes. Les spécialistes appellent ce phénomène  « l’autophagie ». Glups !

En fait, PEA-15 est exprimée naturellement par les cellules tumorales. « A notre surprise, nous avons constaté que cette protéine activait un processus assez particulier entraînant la mort des cellules tumorales » précise le Dr Naoto Ueno de l’Université du Texas à Houston. « Elle oblige en quelque sorte les cellules malades à se manger elles-mêmes. »

Concrètement, elle déclenche un ensemble de mécanismes cataboliques complexes, qui aboutissent à la dégradation par la cellule malade… de ses propres constituants. C’est comme si un animal ou un humain se suicidait en digérant… l’intérieur de ses propres cellules ! Cette singularité biologique n’a rien de commun avec l’apoptose, processus normal de mort cellulaire par asphyxie. Et non par digestion.  C’est donc un tout nouveau domaine de recherche qui paraît s’ouvrir.

Le portable au volant, c’est toujours non !
Parler au téléphone, cela compromet la conduite. Bien plus en tout cas que le fait de discuter avec un passager. Cette conclusion de chercheurs américains vient une nouvelle fois confirmer que le portable au volant est particulièrement dangereux. Kit mains-libres, ou pas.

Une équipe de l’Université d’Utah a soumis 41 jeunes conducteurs à cette expérience. Tous se sont vus demander de conduire des véhicules virtuels  en discutant au téléphone. Dans un deuxième temps les participants ont successivement conduit sans téléphone, puis pris le volant en parlant avec un passager. L’objectif était d’évaluer les répercussions du portable sur leur aptitude à la conduite.

La conclusion est sans appel : difficulté à maintenir une distance stable entre leur véhicule et celui qui les devance, baisse de la concentration, impossibilité de maintenir le cap sur de longues distances… le téléphone altère sérieusement le jugement du conducteur et son temps de réaction à l’imprévu.

Les auteurs ont également constaté que lorsque la conduite devenait compliquée, le conducteur discutant au téléphone découpait ses mots en syllabes. Comme s’il calait son débit sur la complexité du geste à accomplir au volant. Entre conduire et parler au téléphone… il faut choisir !

Fatigué ? Pensez à la carotte
Riches en vitamine et provitamine A, en substances minérales et en oligo-éléments, les carottes sont recommandées contre les états de fatigue et les anémies, les dermatoses et certains troubles de la vision. Toutes les jeunes mamans connaissent aussi l’efficacité de la purée de carottes dans le traitement des infections intestinales et des diarrhées du nourrisson.

Enfin, ne sous-estimons pas l’importance de son rôle dans le renouvellement des cellules du sang.  Comme produit d’hygiène alimentaire, sachez que la carotte régularise les fonctions digestives, stimule la croissance et augmente globalement les défenses biologiques naturelles.  Enfin, si tout le monde sait qu’elle apporte du bêta-carotène qui est un bon inducteur de bronzage, il est également bon de savoir qu’elle favorise le renouvellement du pourpre rétinien, augmentant  l'acuité visuelle et la vision crépusculaire...

Destination Santé - www.destinationsante.com  - Semaine 03-09

Eradication de la poliomyélite : un objectif toujours incertain…

Le monde n’en a pas fini avec la poliomyélite. Pratiquement éradiquée en 2000, la maladie s’est refait une santé après l’interruption tragique des vaccinations (pendant plus d’une année !) par les autorités locales du nord du Nigéria. C’était fin 2003. Aujourd’hui, l’OMS fait le point. Vingt ans après le lancement de l’Initiative mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite, le nombre de cas à été réduit de… 99%. De 350 000 en 1988, il est ainsi passé à 1997. Et aujourd’hui, 4 pays sont encore en situation d’endémie : l’Afghanistan, l’Inde, le Pakistan et le Nigéria. Le Nigéria qui à lui tout seul, concentre 82% du nombre total des cas rapportés dans le monde en 2008.

Morts violentes : un rapport pour sauver nos enfants

Accidents de la route, noyades, brûlures, suffocations, chutes… Chaque jour dans le monde, plus de 2 000 enfants meurent d’un traumatisme. Principalement dans les pays pauvres. Or selon un rapport conjoint OMS/UNICEF rendu public récemment, des mesures relativement simples permettraient de réduire de moitié le nombre de ces victimes.

Pour la première fois, le Rapport sur la prévention des traumatismes chez l’enfant établit un bilan mondial des traumatismes (volontaires ou accidentels) qui touchent nos enfants. Fruit de la collaboration de plus de 180 experts de toutes régions, ce document de 232 pages révèle que « les traumatismes involontaires constituent la principale cause de décès d’enfants après l’âge de 9 ans, avec 830 000 morts par an ». Et dans « 95% des cas, ces traumatismes se produisent dans les pays en développement. »

Comme trop souvent, l’Afrique est touchée de plein fouet. Ainsi la mortalité en bas âge ou par  mort violente y est-elle 10 fois plus fréquente qu’en Europe. Or il existe des moyens éprouvés pour éviter ces tragédies : le port obligatoire de la ceinture de sécurité et du casque ;  la mise en place de fermetures sécurisées pour les flacons de médicaments et les récipients de produits dangereux... Sans oublier naturellement,  l’aménagement de voies dédiées aux vélos et motocyclettes…

Si ces mesures étaient mises en œuvre, « au moins 1 000 vies pourraient être épargnées chaque jour » assurent les auteurs du rapport.


Faites le plein de minéraux, optez pour le chou !
Il est très apprécié pour sa richesse en minéraux et en vitamines.  Du moins pour ce qui concerne les parties aériennes de la plante. En premier lieu, sa forte concentration en minéraux le fait conseiller comme reminéralisant, tonifiant et dépuratif.  On y trouve en effet une foule de bonnes choses : du calcium, du magnésium, du phosphore, du potassium, du sodium...   Mais aussi des oligo-éléments - zinc, cuivre, iode, fer, soufre...- en quantités certes infinitésimales mais néanmoins suffisantes pour avoir un effet sur le métabolisme. A qui le recommande-t-on ? D’abord, bien sûr, à toutes celles et ceux qui sont fatigués et ont besoin d’un coup de fouet. 

Vous ne fumez pas ? Vous êtes quand même menacés
Non-fumeurs attention... vous fumez beaucoup trop ! Pas vos cigarettes, mais celles des autres. Le tabagisme passif est en effet très nocif pour votre santé. Cancers, infarctus du myocarde, décès, le tableau est extrêmement sombre. Cigarette ou pas, le tabac fait des ravages.  Aujourd’hui c’est scientifiquement prouvé, ne pas fumer… peut tuer. Et comment ! Une personne qui n’a jamais grillé de clope peut se retrouver, au bout de 30 ans d’exposition passive à la fumée de tabac, en danger de mort.

Le Dr Paolo Boffetta, du Centre international de Recherche sur le Cancer de l’OMS à Lyon, travaille sur le sujet depuis de nombreuses années. Il est formel, « l’exposition à long terme au tabagisme passif augmente les risques de cancer pulmonaire de 20% à 50% ». Pour l’adulte donc, bouder la cigarette pendant toute une vie peut aboutir à un résultat accablant : aggravation de maladies existantes, cancer du poumon, accidents coronariens... Et pour un enfant, la liste est encore plus longue si ses deux parents fument : retard de croissance intra-utérin, petit poids à la naissance, infections respiratoires, otites récidivantes, crises d’asthme.

Bref dans nos sociétés où la cigarette est reine, personne n’est à l’abri de ses effets délétères. Un conseil alors. N’hésitez pas à quitter les lieux enfumés. Et faites de la résistance !

Paludisme : la piste du vaccin se réchauffe…
Un candidat vaccin contre le paludisme vient de faire l’objet de deux études cliniques porteuses d’espoir. La première a permis d’obtenir une baisse de 65% du nombre d’infections, et une réduction de 59% des accès palustres après  infection. La seconde, qui portait sur un adjuvant particulier, a elle aussi permis de réduire le nombre d’épisodes de paludisme.

Mis au point par le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), ce vaccin a été évalué en situation, en Tanzanie et au Kenya.  Le premier travail a porté sur 340 petits Tanzaniens de moins d’un an, suivis pendant 6 mois. Outre les bons résultats que nous venons d’évoquer, il a également démontré que le nouveau candidat-vaccin ne compromet  pas l’efficacité des autres vaccins de l’enfance. Ce point paraît acquis, à condition que tous les vaccins soient administrés en même temps.

La seconde étude - 894 enfants kenyans et tanzaniens de moins de 17 mois - visait à évaluer l’efficacité et la sécurité du vaccin en association avec le nouvel adjuvant ASO1. Verdict : les épisodes de paludisme ont diminué de 53% sur une période de 8 mois. Un résultat supérieur à celui observé dans une étude menée au Mozambique avec un autre adjuvant (ASO2) et qui faisait ressortir une baisse de seulement 35% sur 18 mois.

Le directeur de la Malaria vaccine intiative Christian Loucq, ne cache pas son enthousiasme. « La mise au point d’un vaccin contre la paludisme n’a  jamais été aussi proche », souligne t-il. Pour cette organisation financée par la Fondation  Bill and Melinda Gates, la prochaine étape sera une étude de phase III, menée dans 7 pays africains. Et cela dès 2009. Cet essai devrait être le dernier avant la demande d’autorisation de mise sur le marché.

Sélénium et vitamine E : inefficaces contre le cancer de la prostate
Mauvais point pour le sélénium et la vitamine E. Qu’ils soient absorbés séparément ou en association, ils ne réduiraient pas le risque de cancer de la prostate. C’est le constat d’une équipe américaine, après avoir suivi plus de 35 000 hommes.  Voilà qui contredit les résultats de travaux antérieurs.

Le Pr Scott Lippman et ses collègues de l’Université du Texas à Houston,  ont travaillé à partir de quatre groupes de patients. Le premier suivait un régime comportant une supplémentation quotidienne en vitamine E, le second ne recevait que du sélénium, le troisième absorbait les deux suppléments et enfin, le quatrième groupe a servi de contrôle. Autrement dit, il n’a reçu aucune supplémentation. Après un suivi de 7 ans, les auteurs n’ont observé aucune différence d’incidence du cancer de la prostate entre les quatre groupes.

Rappelons toutefois que la vitamine E joue un rôle important dans la protection des globules rouges contre les substances oxydantes (les radicaux libres) et dans le ralentissement du vieillissement cellulaire. Elle protège aussi contre les maladies coronariennes. Vous la trouverez dans les huiles végétales, les céréales, les fruits secs, les oléagineux, les légumes verts, les laitages, le jaune d’œuf et le beurre. Bref, un peu partout. Quant au sélénium, vous devrez principalement vous reporter sur les huitres, les céréales et les choux.


Destination Santé - www.destinationsante.com - Semaine 04-09

Protégez-vous contre la grippe !

L’hiver est bien là et avec lui… la grippe. Et ce n’est pas rien puisque chaque année elle touche dans sa forme saisonnière, des millions de personnes à travers le monde. Pas étonnant d’ailleurs, car elle se transmet très, très facilement : par les postillons et en général par la salive, en éternuant, en toussant et naturellement par les mains, fréquemment souillées de gouttelettes ou de sécrétions respiratoires infectées.