Sport : boire oui, mais jusqu’où ?

Les médecins du sport sont unanimes : un athlète doit boire en grandes quantités durant l’effort. Mais après la mort d’une marathonienne qui présentait un taux anormalement faible de sodium sanguin pour s’être trop hydratée, ils s’interrogent… L’athlète avait en effet ingéré d’importantes quantités de liquides avant, pendant et après un marathon. Elle a succombé à une forme d’encéphalopathie, parce que son taux de sodium dans le sang était insuffisant.

Seniors : quand la somnolence tue !

Des chercheurs de l’INSERM ont établi un lien direct entre une somnolence excessive et régulière dans la journée et l’augmentation du risque de décès chez les personnes âgées vivant à domicile. Près d’une personne sur cinq après 65 ans, serait concerné dans un pays comme la France. Ces chiffres ressortent d’une étude réalisée auprès de 9 000 volontaires suivis pendant 6 ans.

Le tabac, un tueur redoutablement efficace

Un fumeur sur deux meurt de son tabagisme ! Ce chiffre n’est pas nouveau, mais il  prend une résonance particulière au vu des résultats d’une étude norvégienne menée sur 30 ans.  La moitié des fumeurs réguliers d’un un paquet par jour pris en compte dans ce travail sont morts de causes directement liées à leur tabagisme.

Faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !

Faites plaisir à votre cerveau, mangez donc des tomates ! Une équipe française de l’INSERM a montré que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent.  Et particulièrement donc, les tomates.

Grippe : L’épidémie marque le pas, le contrôle se resserre

Au total, 18 pays étaient affectés par la pandémie en fin de journée dimanche. Le nombre des cas confirmés par l’OMS se monte à 898. Le bilan est de 20 morts, 19 au Mexique et 1 aux Etats-Unis. Malgré 129 nouveaux cas en 24 heures la diffusion du virus A/H1N1 paraît marquer le pas. Comme l’a souligné le directeur général de la Santé français, Didier Houssin, lors de sa conférence de presse quotidienne « il n’y a pas de véritable accélération du processus ». Facteur rassurant, l’un des patients hospitalisés en France avec une grippe A/H1N1 confirmée est sorti ce dimanche de l’hôpital, guéri. Et pour les personnes asymptomatiques « les mesures d’hygiène sont au cœur des politiques de prévention », précisait la ministre de la Santé française Roselyne Bachelot-Narquin dans la soirée de dimanche.

Le « Plan Pandémie » français reste au niveau 5 mais « les cas répertoriés en dehors du Mexique ne sont pas des cas graves, hormis celui qui a entraîné un mort aux Etats-Unis et un autre cas, en Allemagne, qui a provoqué une myocardite. Enfin si le nombre de cas continue d’augmenter, on n’observe pas d’installation de foyer (épidémique) actif hors du Mexique, la situation de New York restant sous surveillance », soulignait la ministre de la Santé et des Sports.

En France outre les 2 cas déjà confirmés - dont l’un rappelons-le, est désormais guéri- les autorités reconnaissent 28 cas « possibles », 8 « probables » et donc, aucun cas mortel. Le Mexique franchit le cap des 500 cas (précisément 506) dont 19 mortels. Les Etats-Unis notent 226 cas soit une augmentation de 66 en 24 heures. Progression de 34 cas au Canada qui déclare 85 infections avérées sans oublier la contamination par un employé porteur du virus A/H1N1 et revenant du Mexique, d’un élevage de porcs dans la Province de l’Alberta. C’est le premier cas connu de contamination homme/animal.

L’Allemagne passe de 6 à 8 cas et la Colombie ainsi que l’Irlande, ont chacune déclaré leur premier cas. Pas de changement dans les autres pays par rapport aux chiffres de la veille. Comme le remarquait Roselyne Bachelot-Narquin durant le point presse qui a suivi la réunion de la Cellule interministérielle de Crise (CIC) de dimanche, les chiffres font donc ressortir « 759 cas dans les Amériques dont 2 mortels, 49 en Europe (dont aucun mortel) ces derniers étant concentrés pour l’essentiel au Royaume-Uni (15 cas) et en Espagne (13). L’Afrique, l’Asie et l’Océanie apportent un nombre de cas très limité ».

Protection locale et coopération bilatérale avec le Mexique

Pas de généralisation des mesures de quarantaine en France, et pas davantage de limitation des voyages aériens. Cette approche est conforme aux recommandations de l’OMS. En revanche soulignait Michelle Alliot-Marie ministre de l’Intérieur ce dimanche, « dès mardi matin tous les vols en provenance du Mexique arriveront dans une zone dédiée de l’aéroport Charles de Gaulle. Leurs passagers quitteront ainsi la zone aéroportuaire sans aucune rencontre avec les passagers des autres vols ». Mardi également, tous les préfets des Zones de Défense seront réunis pour effectuer un point de situation générale et de situation des stocks.

La ministre de l’Intérieur a précisé enfin, « qu’un expert en virologie (allait être) envoyé au Mexique sur la demande des Mexicains. Nous étudions par ailleurs, la possibilité de répondre à d’autres demandes du Mexique, dans un cadre de coopération bilatérale. »

La situation paraît bien en mains et certains observateurs regrettent déjà, que le public ait été alarmé. Ce serait aller trop vite en besogne. Car si l’ampleur de la pandémie ne semble rien avoir de commun avec celle de la grippe espagnole de 1918 souvent citée en référence, les analogies ne manquent pas. Anthropologue de la Santé et spécialiste de la grippe, la Suissesse Catherine Ammon souligne dans les colonnes de notre confrère genevois Le Matin, que « paradoxalement trop d’information banalise l’information. (Mais) il reste qu’en période de crise économique le déclenchement d’une alerte mondiale de cette ampleur (...) est la preuve que le danger est sérieux et la prévention de rigueur. Depuis une semaine, les demandes de conseils par exemple des entreprises, sont en nette augmentation. Ce qui démontre un bon réflexe d’anticipation ». Rappelons que pour toute information sur la grippe, vous pouvez consulter le site internet http://www.who.int/fr/.


Bien dans mon assiette en attendant Bébé
Vitamines, fer, iode, magnésium, folates… Pendant la grossesse, les besoins nutritionnels augmentent. N’en concluez pas que vous devriez manger deux fois plus. Pensez plutôt deux fois mieux ! L’alimentation de la femme enceinte en effet, doit être diversifiée, équilibrée, suffisante. Il lui faut du fer pour éviter le risque d’anémie. Vous en trouverez dans la viande de bœuf  -en veillant à bien la cuire- mais aussi dans les poissons gras - maquereau, saumon et thon - qui en plus apportent des acides gras oméga 3.

Evitez le thé et le café.  Ils empêchent l’absorption du fer. Mais consommez chaque jour des fruits et des légumes, qui la favorisent et qui apportent des vitamines C et B9. D’ailleurs, cette dernière est un atout santé essentiel. Elle est indispensable pour éviter des malformations congénitales graves, par défaut de fermeture du tube neural. Dès avant la grossesse et pendant le premier trimestre, privilégiez les légumes à feuilles : salade verte, blettes, cresson, épinards, pissenlit…

Mangez également des aliments riches en iode. Ce nutriment est essentiel au développement cérébral du fœtus. Vous en trouverez dans le lait, les yaourts et les œufs notamment. Enfin, n’hésitez surtout pas à boire de l’eau tout au long de la journée.

Tuberculose : à l’Est, les bacilles sont toujours plus résistants !
Les cas de tuberculose à bacilles multi-résistants se multiplient dans les pays de l’ex-Union soviétique, en Chine et en Inde. Apparu voici quelques années, ce phénomène prend la forme d’une véritable épidémie : 500 000 nouveaux cas ont ainsi été enregistrés pour la seule année 2006. L’OMS s’alarme.

Les anciens Etats soviétiques font face aujourd’hui à un développement inquiétant de pharmacorésistances. Les prévalences n’ont jamais été aussi élevées depuis qu’une veille épidémiologique a été mise en place, en 1996. C’est le cas en Azerbaïdjan où 22% des nouveaux cas rapportés entre 2002 et 2007 résistent même aux antibiotiques de deuxième ligne… Ces patients sont  en fait, difficiles voire impossibles à soigner.

La situation n’est pas moins inquiétante en Chine. Réunis, l’Empire du Milieu et l’Inde concentrent à eux seuls… 50% des nouveaux cas de tuberculose multirésistante ! Ces résultats alarmants ressortent d’un travail auprès de 90 000 patients de 83 pays européens et asiatiques. L’Afrique en revanche, n’est pas incluse dans cette étude. Or c’est un des continents les plus durement touchés par la tuberculose, avec 20 millions de cas. Compte-tenu du manque d’observance, des milliers de malades y développent chaque année des résistances.

Viandes grillées : gare au risque de cancer !
Bleue, saignante ou à point ? La cuisson des viandes, des viandes rouges notamment, influe sur notre état de santé. A en croire les résultats d’une étude américaine, la consommation régulière de viandes trop cuites voire carbonisées, augmenterait même le risque de cancer du pancréas !

Il est déjà bien connu que la cuisson à haute température libère des substances cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques. C’est notamment le cas pour les grillades au barbecue.  Des chercheurs de l’Université du Minnesota ont mené une analyse prospective auprès de 62 000 participants. Au cours des neuf années de suivi, 208 cancers du pancréas ont été diagnostiqués. Or le risque s’est avéré 60% plus élevé parmi les amateurs de viandes grillées.

Ne pouvant certifier à 100% que l’augmentation du risque est principalement due aux substances libérées au cours des grillades, les chercheurs conseillent toutefois de « faire cuire les aliments à des températures moins élevées ». Et donc d’allonger le temps de cuisson. De manière générale, évitez le contact direct de la viande avec les flammes.  Enfin, ôtez toujours les parties noircies. Nous reviendrons prochainement sur le sujet et sur la

Diabétiques aux pieds d’argile…
Chaque année, des millions de diabétiques subissent une amputation d’un membre inférieur dans le monde. Une réalité d’autant  moins acceptable que ces interventions sont en grande partie évitables ! A condition pour les diabétiques, d’être vraiment attentifs à l’état de leurs pieds.

D’une manière générale, le diabète provoque des atteintes des artères, des vaisseaux sanguins et des nerfs. Celles-ci vont particulièrement fragiliser les pieds au point d’entraîner une perte de sensibilité… Dans les cas extrêmes, une blessure infectée peut conduire à une amputation. Si vous êtes concerné, Soyez vigilant. 

• Lavez-vous chaque jour les pieds et les orteils et surtout, séchez-les soigneusement pour éviter les mycoses ;
• Examinez  quotidiennement  la plante de vos pieds, les interstices entre les orteils ainsi que les ongles à la recherche d’une coupure, d’une égratignure.  Si nécessaire, aidez-vous d’un miroir ou demandez l’aide d’un proche ;
• Evitez de vous couper les ongles trop court ;
• Optez pour des chaussures adaptées et confortables ;
• Préférez des chaussettes en fibres naturelles, sans coutures intérieures. Et changez-les chaque jour ;
• Ne portez pas de chaussures sans chaussettes ;
• Ne marchez jamais pieds nus ;

En cas de plaie vire de simple doute. Montrez-la sans attendre à votre médecin.

Destination Santé - www.destinationsante.com - Semaine 19-09

Infarctus du myocarde : des gènes impliqués ?

Y aurait-il un gène impliqué dans l’infarctus du myocarde ? Des chercheurs français de l’unité mixte INSERM/Université Pierre et Marie Curie à Paris, viennent d’identifier une nouvelle région du génome humain. Cette dernière renfermerait plusieurs variations génétiques qui augmenteraient le risque d’infarctus du myocarde.