Comme l'Algérie, la France aura son député en Amérique du Nord

Les changements constitutionnels introduits, récemment en France, permettront aux ressortissants français résidant à l'étranger de se faire représenter à la chambre basse du parlement français, communément appelée "Assemblée nationale"; premier lieu de légifération avant que la chambre haute du parlement  "Sénat" n'appose son accord définitif pour la promulgation des lois de la république.

Le renforcement du rôle du parlement et par, ricochet, celui du citoyen, est le but ultime de cette révision constitutionnelle, votée par le Congrès réuni à Versailles.

Les députés portent haut la voix des citoyens qu'ils représentent, en votant des lois à même d'améliorer les conditions de vie de la population.

Jusque là tout baigne dans l'huile, les mots s'enchaînent sans anicroches. Faisons maintenant une virée du côté de la communauté algérienne aux Amériques; un constat s'impose par lui même, celui de l'absence inexpliquée des représentants parlementaires qui se sont relayés ces dernières années. A chacun ses excuses et faux-fuyants pour expliquer l'ineptie et la contradiction dans leurs propos et leurs actes.

Un député est, naturellement, proche des gens; il est à leur écoute. Sa place est aux côtés des femmes et des hommes qui triment pour se trouver une sortie de secours; il est leur lueur d'espoir dans certains cas.

On l'appelle le représentant du Peuple. Mais les faits sont plus coriaces que les plus beaux discours et les plus flamboyants pamphlets placés, chèrement, dans certains encarts publicitaires, dans le but de se redonner une légitimité entachée par une non compréhension du rôle même d'un élu.
 
Depuis le mois de Mai 2007, le député de la 6ième circonscription est inscrit aux abonnés absents. Peux être qu'il arpente les marches des palais de la république ou qu'il apprécie les ors des enceintes parlementaires, toujours est-il que la communauté algérienne au Canada attend, impatiemment, la visite du résident de Washington.

Le Canada et plus particulièrement le Québec abrite plus des deux tiers des résidents algériens aux Ameriques; il serait enviable de voir notre député plus présent à Montréal ou à Calgary ou ailleurs, pour écouter les doléances des gens.

J'espere que Monsieur Gahche entendra cet enième appel; car il n'y a pas pire que d'affronter la décéption du peuple.

Espérons qu'il évitera la sentence populaire, celle de regretter d'avoir voté pour lui. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

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